Lali

7 juillet 2006

Vous avez dit mammatus ?

Filed under: Petits plaisirs — Lali @ 11:38

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C’est fou ce qu’on peut apprendre en ne sortant même pas de chez soi !
Un courriel de Denise, celui-ci accompagné de photos de mammatus, et j’étais plongée dans l’étude de ces nuages qui ressemblent à de la ouate.

Étonnamment, ils n’annoncent pas de tornade, mais peuvent être précurseurs d’orages.
Car…
Ces nuages rares se produisent souvent pendant des événements météorologiques intenses. Le mammatus se forme souvent au-dessous des cumulonimbus lorsque l’air frais et humide descend dans un environnement plus chaud. Ces nuages peuvent vous sembler étranges mais ils sont inoffensifs. Le danger vient en général des orages qui les accompagnent.
Les mammatus se forment au moment d’une forte perturbation dans l’atmosphère associée avec des poches d’air froid et humide qui se séparent du nuage principal. Ce mouvement vers le sol des protubérances continuera aussi longtemps que ces poches d’air resteront plus froides et humides que l’air environnant. Même si leur apparence peuvent être menaçante, ils sont peu «méchants» et ne sont ni des nuages en entonnoir ni des signes avant-coureurs de l’apparition d’une tornade.

Je crois que le ciel a encore beaucoup à m’apprendre !

Histoire d’amour des livres à Redu

Filed under: Mes histoires belges — Lali @ 10:36

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Je trépignais d’impatience de voir arriver Fabien à la gare de Charleroi. C’était il y a un an. Un an jour pour jour. Et je souris en revoyant la scène, car dès la minute où il a été là, l’impatience m’a quittée. Le reste de la journée n’a été que lenteur, paysages et amitié. Le temps n’avait plus cours. C’était notre journée à nous, juste à nous, dans ce périple belge qui m’alimente depuis.

La seule destination au programme de cette longue promenade à travers la Belgique était Redu. Of course. Parce que les livres, les auteurs et la poésie avaient entretenu notre amitié depuis des mois. Elle devait conséquemment nous mener au village du livre, nous voir flâner côte à côte d’une librairie à l’autre.

Ce jour-là, devant les étals de livres, entre deux rayons surchargés, au hasard de tables grossièrement dressées et elles aussi surchargées, j’ai vu s’allumer dans le regard de Fabien la passion des livres qui me suit depuis toujours. Et pour ça, je sais que plus jamais je ne serai seule. Il y a quelque part quelqu’un qui, au contact des livres, en les feuilletant, en les examinant, sait comme moi les caresser et les aimer.

Séduite par Helene Schjerfbeck

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 10:05

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Il fallait une carte postale venue de Finlande pour que je découvre Helene Schjerfbeck grâce à une toile intitulée Saunan edessä (Au sauna). L’artiste finlandaise, l’une des plus remaquables peintres d’Europe du Nord, n’avait pas encore croisé ma route.

Farouche, libertaine, n’adhérant à aucun moucement politique ou artistique, celle qui s’est éteinte à 83 ans, en 1946, a choisi de se mettre en scène délibérément, et ce dès l’âge de 16 ans. De nombreux autoportraits jalonnent son long parcours et c’est, quand on lit sur Helene Schjerfbeck, ce qu’on remarque d’emblée. Et aussi le fait qu’elle ait toujours fait bande à part, refusant de jouer le jeu des convenances et du féminisme en pleine éclosion.

« Je suis contre ‘Exposition de peintres femmes’, car à ma connaissance, il n’existe pas d’expositions ‘seulement pour hommes’. Les œuvres d’art ne devraient-elles pas fournir leur propre justification! » Ainsi s’exprime celle qui, de santé fragile, quittera l’enseignement à 40 ans, pour s’installer loin de la capitale et du monde des artistes pour entrer dans une phase d’expérimentation qui durera plus de 40 ans. Une des périodes les plus productives de sa vie a d’ailleurs été celle de ses 75 à 83 ans.

Tout ce que je découvre ce matin sur cette artiste finlandaise me séduit et me donne le goût de découvrir davantage les peintres du nord de l’Europe que je ne connais pratiquement pas.

Il suffisait d’une carte postale pour que je découvre Helene Schjerfbeck et bien entendu, une nouvelle lectrice.

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