Lali

27 juillet 2006

Honesty is such a lonely word

Filed under: Trois petites notes de musique — Lali @ 22:26

billy joel

C’est voyage dans le temps ce soir grâce aux chansons de Billy Joel. Celles d’avant, celles de 1979 au Forum de Montréal où il avait quitté les lieux en limousine, ce qui avait impressionné l’adolescente que j’étais. Souvenir, souvenir, quand tu nous tiens !

Et ces mots qui reviennent sur mes lèvres:
Honesty is such a lonely word.
Everyone is so untrue.
Honesty is hardly ever heard.
And mostly what I need from you

ou
You may be right
I may be crazy
But it just may be a lunatic you’re looking for
Turn out the light
Don’t try to save me
You may be wrong for all I know
But you may be right
You may be wrong but you may be right
You may be wrong but you may be right

Ces mots qui disent vrai et qui parlent sûrement de moi. Encore aujourd’hui.

Impressions d’une journée en pays amish

Filed under: Ailleurs — Lali @ 21:12

lancaster

Un jour de juillet 1990, je suis entrée dans un film. C’est vraiment l’impression que je ressens quand je pense à ces kilomètres vers Lancaster, en sortant de Philadelphie. Quasi le même trajet que les héros de Witness.

Rarement un film a-t-il collé autant à la réalité. Le pays des Amish du film de Peter Weir est bien celui que j’ai vu. Celui où on se déplace sur des carrioles, celui des hommes à chapeau de paille et des femmes à robe longue fermée jusqu’au cou malgré la chaleur. Débarquer là-bas, c’est presque faire un voyage dans le temps. Et ce bonheur qui est le leur, ces sourires partout, nous donnent la perception non pas de leur incongruîté mais de la nôtre, où certaines valeurs se sont perdues, comme celle de l’entraide.

Je n’irais pas jusqu’à dire qu’il nous faille vivre sans électricité, déjà que je ne puis imaginer ma vie sans ordinateur, mais je me demande parfois si nous ne pourrions pas tirer profit de la leçon communautaire que les Amish nous donnent. Est-il trop tard pour réapprendre à saluer les gens qu’on croise, à dire merci au chauffeur d’autobus, à rendre service sans rien demander en retour ?

Je repense à cette journée à Lancaster à discuter avec les artisans de là-bas, à goûter la cuisine de ce « pays », à m’émerveiller de cette chaleur humaine. Mais peut-être tout cela est-il propre à la vie rurale et que c’est mon étonnement de citadine qui me revient ?

amishmailbox

Et puis, encore une question, la vie a-t-elle changé là-bas en seize ans ou est-elle restée ce qu’elle était ?