Lali

13 juillet 2006

Rêver pour effacer la distance

Filed under: Mes histoires belges — Lali @ 21:01

bruges11

J’aime repenser à Bruges. J’aime revoir une à une les photos de cette journée mémorable en compagnie de Nathalie. Et c’est ce que je fais ce soir, alors qu’un an tout juste a filé depuis. Je revois nos visages de gamines émerveillées et ils sont aussi beaux que l’architecture de cette ville.

Nath et moi rêvions de Bruges depuis si longtemps qu’il nous fallait la voir ensemble. Et si l’amitié était née depuis quelque temps, c’est là qu’elle a été scellée. Peut-être à la minute où je l’ai poussée à acheter ce collier qui lui faisait envie. Ou avant, dans une de ces rues qui nous laissaient béates. Ou parce que ce jour-là les longs trajets en train nous ont donné l’occasion de faire le tour de nos vies.

Nath me manque beaucoup ce soir. Il y a tellement de moments qu’on ne peut pas partager à distance. Des conversations qui n’ont pas lieu. Des rires complices qu’on imagine devant une scène qui se déploie sous nos yeux. Oui, ce soir, je voudrais être à Bruges avec Nath à étirer le plus possible cette journée comme il y a un an. Ou même ailleurs, sur les marches de l’escalier de la gare de Bruxelles, devant une glace à Esneux, les pieds dans l’eau à Hamoir, devant un café chez elle ou à boire une bière à Ciney.

Quand nous nous retrouverons, deux ans ou presque auront passé. L’amitié sera-t-elle intacte ? La plupart du temps je suis sûre que oui. Mais il m’arrive de douter, de penser que cela va s’effriter. Alors, je pense à Bruges, à notre Bruges, et je sais que la vie nous réunira encore. Il y a trop de paysages qui nous attendent.