
Je ne m’attendais pas à ça. Vraiment pas. J’avais en tête l’idée d’un roman, et rien d’autre, de facture tout à fait classique, s’adressant aux lecteurs de huit ans et plus, relatant les aventures d’une jeune lectrice, quand j’ai ouvert Myriam la dévoreuse de livres. Or, l’histoire de Myriam se termine à la page 23, alors que le livre compte 82 pages. Et c’est là son originalité.
En effet, la partie « roman » de Myriam la dévoreuse de livres sert de prétexte à l’auteure pour semer çà et là des titres de livres, qui sont tous soulignés. La deuxième partie du livre nous présente donc Les contes du chat perché, Alice au pays des merveilles, Une histoire à faire japper, Heidi, Les petites filles modèles, pour ne nommer que ces titres mentionnés dans la première partie, et leurs auteurs. Une troisième et dernière partie est constituée du vocabulaire livresque.
Vous ne serez donc pas étonnés si je vous dis que Lysette Brochu, l’auteure de Myriam la dévoreuse de livres, a été enseignante une grande partie de sa vie et qu’elle a toujours à cœur de susciter la curiosité en matière de livres chez les jeunes lecteurs. Une belle idée hélas mal servie par les Éditions du Vermillon, responsables d’une mise en page plus que bâclée, laquelle ne constitue pas une raison suffisante pour se priver du plaisir des découvertes proposées par l’auteure.
Lu dans le cadre du Challenge Le Nez dans les livres – Saison 2 