Quelques vers d’Eugénio 5
C’est ce soir que la lectrice d’Otto Scholderer fermera Matière solaire d’Eugénio de Andrade. Mais elle sait que le charme ne sera pas rompu, puisque deux autres recueils de l’auteur portugais attendent celles qui passeront soir après soir. Et le livre restera ouvert sur ces quelques vers.
Comment dormir,
comment dormir avec la pluie
tombant syllabe
après syllabe sur les yeux?
Jamais je n’ai désiré ainsi,
jamais :
les doigts, tous les doigts aveugles.
Couronné d’écume –
ainsi devrait être
le corps.
Et le feu.