Lali

1 mai 2008

Les mots de Marie 2

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

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Elle a repris L’outre-vie qu’elle a laissé ouvert la veille. Pour mieux le retrouver. Pour retrouver les mots qui n’ont jamais cessé de l’émouvoir. Et la lectrice de Wolfgang Bergt a laissé le livre ouvert.

Le jour se dévide avec un crissement interne de soie

Parcelles tambourinantes d’octobre à mes prunelles
lumière souffrante et faste où son corps se découvre

Je suis à l’extrême frisson de le toucher

Ces petits signes

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 23:00

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Elle finira par s’endormir. Parce que le sommeil finit toujours par la gagner, même si elle tente de le vaincre. Le plus longtemps possible. Parce que chaque soir, la lectrice peinte par Jerry Grandon attend. Elle attend ces petits signes, ce craquement du plancher du palier, le cliquetis de la clé dans la serrure, la caresse sur sa nuque. Ces petits signes qui indiqueraient son retour.

Dans ces villes

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 21:35

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Il l’aurait emmenée dans ces villes qui font rêver les rêveuses. Dans ces villes dont on parle dans les livres qui sont maintenant posés sur la table, fermés. Dans ces villes faites pour les amoureux et aux clairs de lune plus beaux qu’ailleurs. Dans ces villes que les grands auteurs ont racontées. Et la lectrice de Maureen Hyde y a cru. Tant et si bien que les villes sont restées en elle. Même si elle les verra probablement seule. En rêvant à celui qui voulait les voir avec elle.

L’anonymat d’une vie sans saveur

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 20:05

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Elle tourne les pages d’un magazine. Par habitude. Par lassitude. La lectrice de Michael Koch ne manque plus à personne. Elle est retournée à l’anonymat d’une vie sans saveur. Une vie qu’elle aurait voulu oublier, mais qui ne l’a pas oubliée.

Elle tourne les pages d’un magazine. Et la nuit s’est doucement posée sur la ville sans qu’elle ne le remarque.

Et les nuits et les jours se succéderont ainsi. Anonymes et sans saveur.

Des billets programmés, quelle joie!

Filed under: États d'âme — Lali @ 19:11

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Quelle merveilleuse fonction propre à WordPress, et probablement à d’autres supports, que celle de pouvoir programmer des billets d’avance et que j’ai découverte il y a peu. Grâce à celle-ci, je peux choisir la date de publication et les billets s’affichent tout seuls… Je peux, de cette façon, laisser quelques billets se déposer tandis que je suis ailleurs à me promener, et même penser que si je partais quelques jours, tout se ferait sans manipulation de ma part. Oui, quelle merveilleuse fonction que celle de postdater ses billets. J’arrive même à me surprendre moi-même en voyant des billets écrits depuis un moment s’afficher. Ce qui ne m’empêche pas de glisser ici et là quelques « instantanés ». Bien évidemment.

Je ne sais rien d’elles, je ne sais rien d’eux

Filed under: États d'âme,Couleurs et textures — Lali @ 18:44

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Je ne sais rien d’elles, je ne sais d’eux. Je ne sais rien des lecteurs et des lectrices peints à toutes les époques qui laissent leur livre ouvert pour que je glane quelques lignes. Je ne sais rien de ceux aux gestes retenus par un artiste qui me font lire leurs lettres, celles reçues ou celles qu’ils sont en train d’écrire. Je ne sais rien des livres qu’ils aiment ni quelle est leur vie. Je n’en sais pas plus de ceux que je croise et sur lesquels mon regard s’arrête. Je sais juste ce besoin de déceler au hasard des indices quelque secret. Je sais seulement cette envie de les raconter. Je sais juste ce mélange de deux mondes quand j’écris. Et en ce moment l’avidité des lectrices peintes par Richard Thomas Moynan.

Rue Duluth, dimanche après-midi

Filed under: Mon Montréal,Signé Lali — Lali @ 8:00

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Rue Duluth, dimanche après-midi. Je vous laisse vous faire un film dans votre tête…

Les « dessous » de cette photo demain.

Pour bien commencer le mois

Filed under: Vos traces — Lali @ 6:54

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Des couleurs vives. À profusion. Gaies, souriantes, réjouissantes. C’est à Denise que nous les devons pour souligner ce nouveau mois qui s’annonce riche en couleurs, des plus tendres au plus éclatantes.

La pièce sans livres

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 5:55

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Une pièce sans livres, c’est comme un corps sans âme.
[Cicéron]

Elle n’avait pas compris le malaise qui l’avait gagnée. Pas tout de suite. Elle savait juste qu’elle n’était pas bien. Que l’air lui manquait. Et pourtant, la pièce était nue. Il n’y avait rien dans ce décor qui puisse l’étouffer ou l’agresser. Mais la lectrice de Guðmundur Björgvinsson sentait bel et bien un poids sur sa poitrine. Un poids qui lui faisait perdre pied.

Il a suffi d’un livre posé sur la table pour qu’elle se mette à respirer. Et de quelques-uns éparpillés dans la pièce pour qu’elle revive.