Lali

9 mai 2008

Marie

Filed under: Mes rencontres littéraires — Lali @ 23:59

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C’est à Denise D.C. que je dois ces heures passées en compagnie de Marie Uguay. Parce qu’un jour de 1979 alors que je lui avais apporté quelques poèmes publiés quand j’avais quinze ans et d’autres plus récents, elle m’avait parlé de celle qui avait aussi été son élève. De celle dont elle conservait un souvenir d’une telle beauté que ses yeux se mouillaient en parlant d’elle. Avec fierté. Parce que je crois qu’elle l’avait un peu encouragée même si elle n’en a rien dit.

C’était l’automne. L’automne de 1979. Marie était toujours vivante. Elle venait de publier et je marchais dans les corridors où elle avait marché. Quelques feuilles volantes dans mes cahiers de chimie et de physique laissaient prévoir que je préfererais la poésie aux formules et aux équations savantes. J’étais séduite par Marie.

Deux ans plus tard, la mort a fauché celle qui m’inspirait, au même titre qu’Anne Hébert. Et une dizaine d’années plus tard, je la faisais découvrir à mes étudiantes dans un atelier d’orthographe.

Et toujours, elle me suivait. J’avais beau découvrir des poètes, je revenais toujours à elle.

Plus tard, j’ai eu sa mère comme cliente à la libraire. On n’a pas les mots de circonstance quand il le faut. Je crois que j’ai quand même été en mesure de lui dire à quel point sa fille avait été et sera toujours importante pour moi. Je crois. Je ne suis pas certaine. Ma vue était brouillée par l’émotion.

Récemment, par hasard, un ami a découvert Marie. Coup de foudre.

Et je me suis replongée dans ses livres. Des livres qui n’existent plus mais qui ont été rassemblés dans ce livre. Un livre que je lui offrirai.

Et si jamais quelqu’un sur le sol européen le cherchait, je sais qu’on peut le trouver .

Les mots de Marie 10

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:58

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Une dernière fois, la lectrice de Clive McCartney plongera dans L’outre-vie de Marie Uguay. Une dernière fois, elle offrira quelques lignes à qui voudra lire quelques vers. Et elle s’endormira avec ses mots.

Je n’ai plus d’imagination
ni de souvenirs forcément
je regarde finir le monde

et naître mes désirs

La saudade quand on est amoureux

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 22:10

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Et peut-être que la saudade, ce sentiment portugais si difficile à expliquer, ce sentiment de plus si fort et si intense qu’il fait vibrer le cœur en entier se trouve-t-il résumé dans ces vers de Luís Vaz de Camões quand on est amoureux :

Sans toi, tout me chagrine et m’impatiente;
Sans toi, je suis perpétuellement
Au plus fort de la joie dans la pire tristesse.

(in Sonnets, Éditions Chandeigne)

*toile de Daud Akhriev

Cette petite chose fragile

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J’étais cette petite chose fragile
Cette petite chose serrée entre ses bras
Dans un matin d’avril
Quand la nuit quitte les draps
Pour laisser place à l’amour
Qui se donne au grand jour

J’étais cette petite chose fragile
Qu’il regardait du bout des yeux
Presque cils contre cils
Dans un matin pluvieux
L’amour guidait nos mains
Nos lèvres savaient le chemin

J’étais cette petite chose fragile
Qui regardait le ciel
Du haut d’une ville
Aux amours éternelles
Nos corps se répondaient
Dans un amour parfait

J’étais cette petite chose
Qu’il serrait contre lui
Sous un soleil rose
Qui parlait d’infini
Et peu importe le temps
Et peu importe le vent

Dans ce matin d’avril
Une petite chose fragile
A dit toujours
Au bout de tous ses mots d’amour

(mai 2008)

*toile de Caroline Hunter

Le rêve qu’on prépare

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 16:38

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Ça ne lui est pas apparu tout de suite. Il a fallu plusieurs livres. Il a fallu des phrases, des mots, des points de suspension, aussi. Mais la lectrice de Victor Zhuravlev a su.

À un rêve qu’on vient de concrétiser, à un rêve qui nous porte et qui restera à jamais gravé, il faut en ajouter un nouveau. Le préparer. Et le fait de savoir qu’elle entrait dans un nouveau rêve l’a rendue heureuse. Infiniment heureuse.

Un peu de blanc 2

Filed under: Signé Lilas,Vos traces — Lali @ 8:06

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Celui-ci de Géraldine. Tout aussi tendre que celui de Denise. Et avec ce même sens du partage puisque notre amie le partage elle aussi avec nous. Pour notre plus grand ravissement.

Un peu de blanc

Filed under: Vos traces — Lali @ 7:58

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Un peu de blanc, mais pas de la neige! Quel bonheur de le voir s’étaler dans le Genève de Denise. Quel bonheur aussi ce sens du partage qui est le sien et dont nous profitons presque quotidiennement.