Lali

13 mai 2008

Les vers de Sophia 4

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

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Comme les autres, elle a trouvé le livre laissé pour elle. Ce recueil magnifique qu’est Malgré les ruines et la mort. Et la lectrice de Samuel Melton Fisher s’est laissée porter par les mots. Elle savait déjà qu’ils la ramèneraient à l’essentiel, qu’ils la ramèneraient à la vie. Et elle a laissé une plume d’oiseau entre les pages pour que nous puissions lire ceci :

Malgré le silence…

Là où le silence et la solitude
Croisent la nuit et le froid,
J’attendis comme on attend en vain,
Si net et si précis était le vide.

Avec gourmandise

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 22:04

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Je sens que la gastronomie et l’amour sont deux mots pour une seule chose. (Rosa Blanche Branco)

C’est ce qui lui vient aux lèvres quand il entre dans la pièce. Chaque fois. Cette phrase et rien d’autre. Juste à regarder la lectrice peinte par Ralph Heimans.

Et chaque fois qu’il la réveille par un baiser ou qu’il pose ses lèvres sur son cou en murmurant cette phrase, elle sourit. N’est-ce pas elle qui la lui a dite un jour qu’elle le regardait avec gourmandise?

Elle me lit parfois

Filed under: États d'âme,Couleurs et textures — Lali @ 20:25

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Elle me lit parfois. Pas très souvent. Parce qu’elle ne voit que tristesse dans tout ce que j’exprime. Parce que cette tristesse qu’elle ressent à me lire la rend triste elle aussi. J’ai beau lui dire que la nostalgie et les souvenirs, tout comme les rêves, n’ont pas cette tristesse qu’elle semble déceler dans mes mots. Mais rien n’y fait. Elle tient ma tête entre ses mains et elle me regarde. Elle veut voir si je ne lui raconte pas d’histoires. Elle veut être sûre que la fiction prend plus de place que mon réel dans mes pages. Pour se rassurer. Pour ne pas se laisser gagner par ma saudade internationale et pas nécessairement portugaise.

Elle me lit parfois. Et je pose la tête sur l’épaule de celle qui a été ma première lectrice et qui conserve mes premiers écrits. Et je m’endors, comme dans la toile de Leslie Marcus.

Pensées sous forme de pensées

Filed under: Signé Lilas,Vos traces — Lali @ 7:57

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Géraldine a le sens des mots. Elle m’a envoyé des pensées. Pour qu’elle soit dans les nôtres et nous dans les siennes. Jolie façon de dire qu’elle pense aux amis du pays de Lali.

C’est quand une ville s’installe à nos pieds

Filed under: États d'âme,Couleurs et textures — Lali @ 6:51

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C’est quand une ville s’installe à nos pieds qu’elle est la plus belle, qu’elle dégage toute sa splendeur, qu’elle se donne vraiment. Je pense à Montréal, vue du mont Royal. Je pense à Paris, du haut de la Samaritaine, de l’arc de Triomphe ou de l’IMA. Je pense à Québec, quand la vieille ville est tout en bas. Je pense à San Francisco et ses collines. À ces villes que je connais et que j’aime, à ces villes à connaître. Tout ça tandis que les lecteurs de Jean Puy lisent près de la fenêtre avec à leurs pieds une ville qu’ils devraient davantage regarder.