Les mots de Marie 5
Le livre était là. Comme chaque soir. L’attendant et attendant ceux qui allaient lire comme elle les mots de Marie Uguay. Ceux qui, comme la lectrice peinte par Heidi Brausch, ne peuvent rester insensibles à la poésie de celle partie trop vite.
Le soir d’avril nous ignore
Les forêts cachent leur cœur sagace
les bords de mer leur douceur de ne pas mourir
la pierre sa science de lumière
Tous les lieux de la terre nous ignorent
Tu n’es plus seul à vieillir
il y a près de toi des yeux immobiles