Au plaisir 3
En marge des orages
en voie de changer
parcours et vigies
une route folle
éparpilla nos pas
nous laissant pantois
devant l’immuable
Gilbert Langevin, Au plaisir
*choix de la lectrice d’Anton Laupheimer
En marge des orages
en voie de changer
parcours et vigies
une route folle
éparpilla nos pas
nous laissant pantois
devant l’immuable
Gilbert Langevin, Au plaisir
*choix de la lectrice d’Anton Laupheimer
(carte postale reçue hier du Danemark)
On dit chez nous que l’hiver n’est pas terminé avant la tempête de la Saint-Patrick. La fête nationale des Irlandais étant dans cinq ans, peut-on espérer que la tempête qui sévit actuellement sur le Québec (20 à 40 cm selon les régions) sera vraiment la dernière? Ou doit-on se dire que, peut-être, comme ça a été le cas plusieurs années, y en aura-t-il une autre après le 17 mars?
Je ne veux même pas songer à cette possibilité. J’ai fermé les stores pour ne pas voir que tout est blanc dehors encore une fois. Mais j’entends certaines fenêtres claquer tant le vent est présent et puissant. Je ne peux donc pas faire totale abstraction de ce qui se passe dehors.
Mais j’ai la possibilité de rêver — une de mes spécialités, d’ailleurs. Alors, je regarde la carte postale que j’ai reçue hier du Danemark. Et plus rien n’existe que quelques tulipes.
Le blanc a disparu. Et je crois même que le vent s’est tu. Il suffit d’une carte et d’un peu d’imagination.
Qui n’a pas connu de grand échec ignore quelles libres et pleines goulées d’air il permet d’aspirer. (Iouri Tynianov)
*toile de Gigi Chessa