Un dimanche avec Félix-Antoine Savard 4
On a beau avoir son cœur et son intelligence à soi, il y a quelque chose qui vient de plus loin que de sa propre chair. (Félix-Antoine Savard)
*toile d’Adolph von Menzel
On a beau avoir son cœur et son intelligence à soi, il y a quelque chose qui vient de plus loin que de sa propre chair. (Félix-Antoine Savard)
*toile d’Adolph von Menzel
On n’échappe pas à la nature : les hommes s’accomplissent dans l’esprit, les faits y progressent, les images y poussent comme des plantes. (Félix-Antoine Savard)
*toile d’Arthur Wardle
Comme jeudi est le jour officiel de la rentrée scolaire des élèves du primaire et du secondaire, j’ai choisi pour ce nouvel En vos mots de vous proposer une scène livresque de circonstance, une toile du peintre italien Felice Casorati.
Puisse celle-ci vous donner envie d’inventer une histoire ou de remonter le fil du temps afin de partager avec nous l’un de vos souvenirs. C’est avec plaisir que nous vous lirons dans sept jours alors que tous les commentaires seront validés en bloc.
D’ici là, bonne semaine et bonne rentrée!
Le vrai, le beau, le bon, d’où qu’ils viennent, sont le trésor de l’humanité. (Félix-Antoine Savard)
*toile d’Anthony Yates
Ce dimanche, à l’occasion de l’anniversaire de naissance de Félix-Antoine Savard, les lectrices peintes par Fabio Fabbi ont décidé de s’installer au jardin en compagnie d’autres lecteurs afin de vous proposer cinq citations tirées de l’œuvre de l’auteur de Menaud maître-draveur.
Voici donc la première de ces citations du jour :
L’espoir de l’avenir, il est dans la nature et dans les hommes qui restent fidèles à la nature.
Vole
On ne veille pas le mistral
l’amour est un souffle de splendeur parmi les siècles.
Le jour tremble au milieu de ses assises
soutenues par la solitude.
Laisse les ailes ouvertes
et sans résister
plane au-dessus de ta raison
plonge dans ma vie.
Tes rêves sont fêlures du souvenir
sur le soir instigateur des frémissements du temps.
Odelin Salmeron, L’alphabet des étoiles
*choix de la lectrice d’Arlene Ladell Hayes
Envoyée de Chine par Zhou, cette carte présentant le jardin Qu et ses lotus a tout pour me plaire. C’est la même chose pour vous?
Presque illisible et très abîmée, probablement par l’eau, cette carte envoyée de Hong Kong est pourtant arrivée à destination.
Je l’ai tournée dans un sens, puis dans l’autre, en me demandant comment le timbre avait pu se retrouver au recto et à l’envers. J’ai cherché à deviner les mots effacés.
Et je me suis dit que cette carte avait vécu. Qu’elle était devenue une œuvre d’art. Non pas modelée par les mains d’un artiste aux idées novatrices, mais par la route et les intempéries.
Et j’ai imaginé les visages de tous ceux qui l’avaient tenue entre leurs mains. Et la surprise probable du facteur quand il l’a déposée dans la boîte à lettres.
Ça ne doit pas être courant de livrer lettre, colis ou carte postale dans cet état.
Et malgré l’état piteux de la carte, j’ai souri.
Rien n’était venu à bout de la ténacité de cette carte.
Elle n’avait qu’un but : atterrir dans ma boîte à lettres.
Nos promesses
Des vagues se forment au mouvement de ta chair
les brasiers s’avivent sur ton corps.
Je ne me lasse plus de te voir
puis, mon regard embrasse tes vallées
et tes champs de joncs chantant au vent
comme mille flûtes sibyllines
en accord avec le printemps.
Nous descendons la lumière
instauratrice de mondes qui tressent les forêts
et tâtonnons l’éternité
d’une étreinte nouvelle et fugace.
Odelin Salmeron, L’alphabet des étoiles
*choix de la lectrice de Mirek Kuzniar