Les vers d’Éluard 16
C’est la lectrice peinte par David Williams, dont on ne trouve plus trace sur la toile, qui a eu le bonheur de parcourir ce soir le recueil de Paul Éluard qui me suit depuis trente ans. Un recueil dont elle a extrait ces mots qui l’ont beaucoup touchée :
Elle se penche sur moi
Le cœur ignorant
Pour voir si je l’aime
Elle a confiance en moi
Sous les nuages de ses paupières
Sa tête s’endort dans mes mains
Où sommes-nous
Ensemble, inséparables
Vivants vivants
Vivant vivante
Et ma tête roule en ses rêves