Lali

11 février 2006

Des guides pour rêver!!

Filed under: À livres ouverts,Mes lectures belges — Lali @ 15:40

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Il y a trois mois, j’étais convaincue que le 11 février je serais dans l’avion pour Bruxelles, que je partais travailler à la foire du livre. Nous voici à la date pressentie et espérée, et il me reste mes guides pour rêver à ce voyage auquel je n’appose plus de date.
J’ouvre le cartoville sur Bruxelles et s’y déploient les quartiers un à un en jolies cartes, avec ce qu’il ne fait pas rater de chaque quartier et je rêve. Parce que ce guide, je l’ai traîné avec moi en juillet dernier.

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Peut-être aurais-je apporté celui-ci cette fois? L’essentiel y est, quelques cartes, les bonnes adresses, ce qu’il ne faut pas rater. Et comme mes journées auraient été occupées, sur le site de Tours & Taxis, du mercredi au dimanche, il ne me serait resté vraisemblablement que peu d’heures libres. Un long week-end, en quelque sorte. Serais-je repassée par les galeries royales Saint-Hubert? Ou aurais-je passé des heures au centre belge de la bande dessinée? Ou aurais-je pris un café à la Fleur de Papier, autrefois fréquenté par Magritte et Scutenaire? Ou aurais-je poussé jusqu’à la forêt de Soignes? Il me plaît d’imaginer tous ces périples, tous ces arrêts, même si je ne sais quand je les ferai, ni avec qui.

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Dans quel hôtel m’aurait-on logée? Près de la foire, ou alors près de ces endroits aux noms chargés d’histoire, qui font rêver, tels À la mort subite, le Cercueil, la Tentation ou la Fiesta? Tous ces endroits si bien décrits et explorés dans ce Bruxelles night & day, qui tâte le pouls de la capitale et donne envie de tous les lieux, de tous les cafés, de tous les bars, de toutes les discothèques, parce que chacun de ces lieux possède une identitié et un charme qui lui sont propres.

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Aurais-je plutôt opté pour la section « à ne pas manquer » de ce guide de Lonely Planet? Vu le musée Horta et le musée bruxellois de la Gueuze? Je peux tout imaginer quand je voyage dans ma tête. Car parcourir des guides n’a pas de contraintes d’horaire, de jours de fermeture, de métro à ne pas rater. Il suffit juste de plonger dans le guide et de se laisser emporter. De visiter au gré des histoires et des images. Non, ça ne possède pas le même charme. Non, ça n’a pas l’odeur, la couleur ou la musique. Non, non. Mais les guides sont une une porte ouverte à l’imagination.

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Et il reste qu’il existe un Bruxelles, autrement. Un Bruxelles sans photo, un Bruxelles d’histoires et d’anecdotes. Un Bruxelles hors des classiques incontournables. Un Bruxelles à découvrir, à inventer. Un Bruxelles à lire, en attendant de le parcourir.

Ces derniers jours, j’ai commencé à regrouper les livres de ma bibliothèque belge, tant les romans, les essais, les guides de voyages que les dictionnaires. Et j’ai eu envie de plonger un peu dans ceux sur Bruxelles, comme si j’allais partir, comme si j’allais traîner un de ces guides avec moi. Et pourquoi pas? Les guides de voyage me donnent un tel plaisir que je ne vais pas m’en priver. Et quand je retournerai dans la capitale de l’Europe, je ferai partager mes trouvailles à mes amis venus m’y retrouver. Oui, c’est la fête que je prépare. « Ne me dites pas où, ne me dites pas quand, pas besoin de rendez-vous entre nous », chantait Peyrac, sans savoir que ses mots seraient en cet après-midi ma façon de dire à tous que nous nous retrouverons.