Lali

24 décembre 2005

Réveillon à la belge, deuxième tour

Filed under: Mes histoires belges — Lali @ 22:59

belgiquesatellite

Magie de MSN et de la cam. Pour fêter ce premier mois où je m’éclate littéralement dans l’écriture quotidienne sur ce site, j’ai passé mon réveillon en Belgique, comme l’an dernier. En 2004, c’était à Bruxelles, chez Laurent; cette année, à La Louvière, avec Fabien.

Bien plus amusant que de me trouver ailleurs, dans l’obligation d’être polie et disciplinée !
Car, avec Fa, pas de chichi. Il me prend comme je suis; et c’est l’une des rares personnes dans cette société pleine de préjugés qui ne me juge pas, qui m’aime vraiment, avec mes contradictions, mes élans comme mes doutes, mes coups de cœur, ma démesure, mes changements de cap et mes raisonnements qui ne tiennent pas toujours la route.

Pas étonnant qu’un tel énergumène, je l’aie embarqué sur mon arche et en aie fait un frérot. Avec qui je démantibule l’ordre établi. Avec qui les règles ne tiennent pas, même celles de la grammaire que je lui inculque en soupirant. Le poète de La Louvière a une syntaxe et une grammaire bien à lui!

Et ce Fa, je l’aime. Tel qu’il est. Et jamais je ne tenterai de le changer, de le rendre tolérant et autrement qu’impulsif et prompt. Tendre, à ses heures, mais violent, si on le provoque.
Fa est un tout dont je n’ai pas sélectionné les morceaux de Lego. La drôle de construction est arrivée ainsi un soir de net, il y a environ un an, et depuis ne cesse de m’étonner et de me ravir.

Mon frérot ne sera jamais bien loin.
Et il aura toujours les mots pour aller chercher le meilleur de moi-même.

Encore cette année, donc, j’aurai passé le réveillon sur le net, en Belgique.
Un jour, je le ferai hors du net. Comme mon amie Christine, la Bordelaise, me le souhaite dans ses vœux. « Santé, bonheur et Belgique », a-t-elle écrit.

Musique, ça c’est la fête !!

Filed under: États d'âme — Lali @ 18:47

lignemusique

Voici venue l’heure de me faire plaisir, de passer tranquillement une soirée avec moi-même, loin des partys. Quel bonheur !

Il n’est pas 19 heures, j’ai pris mon bain, me suis fait un grand bol de café, ai envoyé mes messages textes à mes amis en Belgique, ai reçu une réponse de Gina du café à Hamoir, avec les vœux de tout le monde. J’ai souri. Être là, sans être là, en pensée. J’aime qu’il en soit ainsi.

Je vais mettre une jolie robe, pour le plaisir de la chose. Choisir des musiques que j’aime et danser. Ce sera ma fête et non pas celle préfabriquée des autres qui se plient au jeu. Je ne sais plus les règles, de toute façon, si je les ai jamais sues.

Oui, ce soir, musique! Et quelques pas de danse… pur bonheur!!

23 décembre 2005

Tenue de Noël

Filed under: États d'âme — Lali @ 20:09

parapluie

La neige de la semaine dernière laissait présager un Noël blanc, mais depuis le matin, le mercure ayant grimpé bien au delà du zéro, la neige fond, comme au printemps. Et de plus, celle attendue pour demain, ce qui aurait fait le malheur des automobilistes et le bonheur des enfants, se transforme en pluie. Un vrai temps belge, quoi.

Peu importe le temps qu’il fera demain, en ce qui me concerne. Je n’irai nulle part. N’irai pas me gaver comme une oie dont on mange le foie ce soir-là. Ne me farcirai pas la traditionnelle dinde, non plus, notamment servie à une heure où je dormirai depuis bien longtemps. Éviterai aussi les blagues de mauvais goût, misogynes et racistes, qui font monter ma pression, inutilement. N’assisterai pas au déballage de cadeaux, qui dure aussi longtemps que le repas. Et échapperai à la frénésie du collectionneur de chansons de Noël.

Tout cela ne me manquera pas, je vous assure. J’aurai mes bubulles, du chocolat et de la musique. Et aucune obligation de devoir être polie et gentille. Ce qui m’est horriblement difficile quand j’entends de la bouche de certains des remarques bourrées de préjugés qui me font littéralement grimper aux rideaux. C’est bien beau de tourner sa langue dans sa bouche sept fois avant de parler, mais je ne vais pas passer une soirée à ne faire que ça, non mais !

Que chacun trouve dans son réveillon ce qui lui convient. Le mien signe la fin des heures folles et le retour à la normale. Loin de la cohue, enfin.
Pour d’autres, c’est soir de rassemblement ou de sortie.
Je souhaite à tous un moment de bonheur en ce 24 décembre.

Mais surtout n’oubliez pas, hélas, votre parapluie, pour une tenue de Noël impeccable.

Fermer les yeux et être à Paris

Filed under: Lieux de prédilection — Lali @ 10:17

caferostand

Certains appellent cela une fuite. Moi, j’appelle cela prendre le large. Sortir de moi-même quelques minutes et retrouver un endroit, une odeur, quelqu’un, un moment précis. Une escapade de quelques minutes qui a un effet bénéfique en cette journée ahurissante.

Ma destination du jour: Paris. Et plus précisément, le café Rostand, près des grilles du Luxembourg, où je m’offre un grand crème et écris dans mon carnet. L’année ? 1989, 1992, 1997, je ne sais pas. Je sais juste le bien-être de me retrouver là-bas. J’entends les bruits de la cuisine, il y a le boulevard Saint-Michel et la Sorbonne tout à côté, j’écris peut-être une lettre. Je suis sur mon nuage, loin du brouhaha de la librairie en ce 23 décembre.

En exil, quelques minutes. Pour retrouver le sourire d’Hélène à la terrasse du café, fin juin 2005. Et elle qui se raconte, on a dix ans à rattraper de souvenirs, de gens, de voyages, de rêves.

Et je reviens sur la planète. Ça n’a rien de brutal comme atterrissage, je vous l’assure. Car rien ne nous pèse quand nous possédons des lieux où nous évader. Et j’ai de la chance, j’en ai de nombreux qui me reviennent aisément à la mémoire.

Ce matin, c’était le Rostand. Et son merveilleux grand crème.

22 décembre 2005

Popcorn… miam !!

Filed under: Le plaisir des papilles — Lali @ 21:57

popcorn

Il faut savoir s’offrir une récompense quand on a bien travaillé. Et plus la récompense sort de l’ordinaire, meilleure est-elle. Enfin, du moins ai-je cette impression.

Quand je suis sortie de la librairie, après une journée vraiment éreintante, je n’avais qu’une idée fixe: rentrer au plus vite. Mes jambes ne pourraient faire plus de distance que les plongées et les sorties du métro, plus un crochet pour aller chercher de quoi bouffer. C’était clair.

Mais j’estimais qu’il me fallait une récompense, une gâterie inhabituelle pour me féliciter ! Alors, comme je me fais régulièrement mon cinéma dans ma tête à propos de tout et de rien, il me fallait du popcorn pour mettre mon imagerie en route. Et popcorn, ça a été.

Petit plaisir ? Oui !!
Ça y est, la machine à rêves est redevenue fonctionnelle. Les histoires défilent dans ma tête. Je ne vais pas vous lâcher de sitôt avec tout ce que j’ai envie de raconter.

Il fallait juste du popcorn, comme au cinéma.

Un regard sympathique sur les Belges

Filed under: À livres ouverts,Mes lectures belges — Lali @ 11:45

lesbelges

Les Français adorent ironiser sur les stéréotypes propres aux Belges, c’est bien connu. Que ce soit parce que ceux-ci aiment les frites, parce qu’ils font de la bonne bière, parce qu’une grande partie de la population est attachée à la famille royale, parce que c’est de la pays de la bande dessinée… bref, les sujets sont nombreux pour qu’on s’intéresse aux Belges.

Thomas Beaufils fait le tour de quelques idées reçues à propos des Belges. Plutôt qu’un regard critique – avec lequel j’aurais eu un peu de mal, je l’avoue – on sent chez Beaufils beaucoup d’affection pour ses voisins qui ont de quoi être enviés pour nombre de traits, de caractéristiques, de détails concernant l’art de vivre, qui sont les leurs.

De plus, il n’omet pas la relation d’amour-haine qui unit Wallons et Flamands. Celle-là même qui, dans le journal du métro d’aujourd’hui, se dégageait à travers une courte anecdote. On aurait demandé aux Belges, Wallons comme Flamands, de déterminer qui est le plus grand Belge de tous les temps. Pour les Wallons, le choix s’est porté sur Jacques Brel. Les Flamands ont, quand à eux, choisi le Père Damien, qui a consacré sa vie aux lépreux.

Alors, reste à savoir maintenant si le plus grand veut dire connu en territoire flamand ou reconnu mondialement.
Sans vouloir à tout prix prendre parti, je crois que les Wallons ont compris la question.

21 décembre 2005

Pour draguer à Bruxelles

Filed under: À livres ouverts,Mes lectures belges — Lali @ 7:00

bruxellois

Le titre est évocateur, bien entendu. Et ce n’est pas demain la veille que je saurai parler d’amour en bruxellois, j’ai déjà du mal à le faire dans ma langue maternelle !

Mais je me suis drôlement amusée, car ce petit guide donne quelques rudiments et offre un lexique plus que pratique à la fin. Non, ce livre n’est pas sérieux par sa forme ! Et tant mieux ! Mais son contenu linguistique est juste, ce qui n’est pas un détail.

Il est bien plus sympathique de saisir les nuances d’une langue de façon ludique et avec des exemples rigolos qu’à coups de massue sur la tête !

Me voilà fin prête pour aller draguer à Bruxelles…
À me faire draguer, plutôt, les Belges savent y faire.

Un cadeau qui dit À MOI DE MOI

Filed under: Petits plaisirs — Lali @ 6:43

champagne1

C’est bien beau de penser à tout le monde en cette période de l’année.
Enfin, si ce n’est pas par obligation…

Ceci dit, petite suggestion: ne vous oubliez pas !
Pensez à poser sous le sapin une babiole qui dise « À moi de moi ».

Mon cadeau est au frigo. Je vous laisse deviner de quoi il s’agit !

Avis aux acheteurs de dernière minute

Filed under: Revendications et autres constats — Lali @ 6:32

cashregister

À l’heure où sonne le sprint final des quatre derniers jours de magasinage avant Noël, je me permets une petite remarque. Comme voilà trente ans que je travaille comme une dingue la semaine qui mène à la veille de Noël, d’abord à la pharmacie de mes parents et ensuite dans une librairie, je crois que je sais ce qu’est un acheteur de dernière minute.

Je sais que c’est quelqu’un qui n’a pas pris le temps de faire ses achats avant. Mais que ça ne lui donne aucune raison et aucun droit de bousculer ceux qui travaillent dans les commerces, d’être offusqué si l’objet demandé n’est plus en rayon, ou d’interrompre une conversation entre un client et quelqu’un qui le sert. Et pourtant, cela semble être sa marque de commerce.

Un peu de gentillesse et d’égard envers ceux qui travaillent debout, le plus souvent, qui courent à droite et à gauche toute la journée, qui mangent souvent sur le pouce, et qui voient leurs heures prolongées, serait bel et bien de mise.

Voilà longtemps que je constate ce fait et que je le déplore silencieusement.
Je ne peux pas donner le meilleur de moi-même en servant cinq personnes à la fois. Et je ne vais pas non plus chausser des patins à roulettes pour contenter les plus pressés. Ni aller décrocher la lune, ce n’est pas dans mes cordes.

Je veux juste conserver mon sourire, et servir du mieux que je peux les acheteurs de livres, sans qu’ils me prennent pour une imbécile si je ne me souviens pas du titre du livre avec la couverture rouge qui était au centre de la vitrine au mois de juillet !! Oui, j’en conviens, je ne peux pas me rappeler tous les détails, mais un minimum d’efforts de la part de ceux-là seraient bienvenus.

De plus, il est impossible à quiconque de retenir les noms et les dates de tous ceux qui sont passés à la télé et à la radio cet automne; alors pourquoi compter sur votre libraire pour le faire, alors qu’il aurait suffi de noter l’information au lieu de jouer aux devinettes avec lui, alors que ça se bouscule à sa porte?

J’aime mon travail, ne vous méprenez pas. Sinon, je ferais autre chose, or depuis plus de 20 ans, je suis fidèle au poste. Mais j’estime qu’il est temps que les gens soient un peu plus respectueux et patients envers les employés des commerces de détail, qui travailleront le 24 jusqu’à 17 heures et qui, souvent, seront si fatigués qu’ils n’auront ni le cœur à fêter ni l’énergie pour le faire, si cela était leur intention.

Ceci dit, que tous ceux qui savent faire preuve de savoir-vivre, même s’ils sont minoritaires, ne le prennent pas mal, j’avais besoin ce matin, avant de partir vendre des livres, de mettre les points sur les « i ».

Il reste à tous quatre jours pour compléter les emplettes… Gardez le sourire et surtout, évitez les déceptions d’avoir attendu au 24!!

20 décembre 2005

Ainsi se termine la journée la plus courte de l’année

Filed under: États d'âme — Lali @ 22:33

hiverleversoleil

J’aime le 20 décembre depuis que je sais que c’est la journée d’ensoleillement la plus courte de l’année.
Car je sais que dès demain, le soleil va se lever plus tôt, qu’il va se coucher plus tard. Que nous le verrons chaque jour un peu plus pendant six mois.

Rien que cette idée me donne des ailes.
Tout ça pour dire que le lever du soleil de demain, première journée de l’hiver, officiellement soit dit en passant, sera magnifique, je le sens. Elle inaugurera une période de 182 jours où le soleil se déploiera toujours plus. Quelle heureuse nouvelle ! Une de celles qui donnent envie de se lever le matin.

L’automne est mort, vive l’hiver et les journées qui allongent !

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