Lali

5 décembre 2005

Eupen avec Eugénie

Filed under: Mes histoires belges — Lali @ 21:38

eupen

Il est des journées improvisées qui ont un goût de tarte aux pommes à l’allemande.
Il est des journées où on a mal au ventre de tant rire.
Ce fut le cas avec Eugénie.

Nous nous connaissions peu et quelle ne fut pas notre joie de voir que nous aimions tant de choses en commun. Les vieilles bâtisses, l’histoire, le café, la campagne, la musique, ne pas nous prendre au sérieux, marcher, regarder, profiter de l’instant présent.

Grâce à Eugénie, j’aurai vu un morceau de la Belgique germanophone.
Eupen m’a séduite. Plein de petites allées où entrer, de vieilles pierres qu’on caresse du bout des doigts, des fenêtres fleuries, des bâtisses qui ont vécu et qui ont été conservées.
Et Eugénie et moi qui n’en finissions pas de nous raconter nos vies à mesure qu’elle me racontait Eupen. Ville qu’elle aime, qu’elle connaît et présente avec une anecdote pour chacun de ses recoins.

Trop heureuses de notre journée, on l’a étirée au maximum, allant jusqu’à souper chez son ami Éric, qu’on a traîné dans une soirée karaoké à Comblain-la-Tour. Où on a continué à rire et à discuter.

Depuis, combien de conversations sur le net, combien encore de moments partagés…
Les gens arrivent dans nos vies de toutes sortes de façons. Pour Eugénie, je remercierai toujours Jacques. Oui, la vie est étonnante. C’est pour cela, peut-être, que je l’aime tant!

Une image qui fait saliver

Filed under: Le plaisir des papilles — Lali @ 20:42

nanaimo

Il paraît qu’une image vaut mille mots…
Moi, je sais que quand la dame à l’épicerie du coin a des barres Nanaimo en étalage, je suis incapable de résister à la tentation, comme aujourd’hui. La gourmandise, un péché ? Mais non, vous n’avez rien compris ! La gourmandise, c’est un plaisir qu’on s’offre !

Tant pis pour les calories, pour cette minute de plaisir où tout fond dans la bouche.
Tant mieux pour le palais qui frétille de bonheur, pour la langue qui salive.

Il est de ces petits plaisirs qui rendent merveilleuse une journée !

La renarde d’Antheit

Filed under: Mes histoires belges — Lali @ 13:59

renard

Elle est pour les uns Chantal, pour quelques autres, moins nombreux, la Renarde. Pour moi, tantôt l’une, tantôt l’autre, selon notre humeur.
Jamais, en presque dix-huit mois sur MSN, nous ne nous sommes quittées si l’une des deux allait mal. Jamais. C’est dire combien de nuits blanches pour elle, à Antheit, avec le décalage !

Que de confidences partagées. Que de rêves divulgués. Que de bonheurs, aussi! Et de musiques échangées!

À la Renarde, je dois beaucoup. Il fallait une dingue pour réunir dans son jardin tous mes amis du net que je ne connaissais pas autrement et qu’elle ne connaissait pas non plus ! Et ce fut elle. Deux mois de boulot pour choisir la date, contacter tout le monde, en rencontrer certains, à expliquer le où, quand, comment, pourquoi.

J’ai encore les larmes aux yeux quand je repense à ce premier jour de juillet. Pouvoir enfin voir réunis ceux pour qui j’étais là, en quelque sorte. Ceux qui m’avaient donné d’eux-mêmes le meilleur et jamais moins. Qui m’avaient ouvert les portes de leur maison. Et aussi celles de leur cœur. Ceux qui m’avaient adoptée au fil des mois et qui, ce soir-là, se rencontraient les uns les autres.

Chantal, ses enfants, Nathalie, Jacques, Sylvia et sa tribu, Christian, Fa et Clem. Plus ceux qui gravitent autour de Chantal. Des absents, aussi, mais que je verrai une autre fois, puisque je traverserai à nouveau l’Atlantique.

Une fête. Un barbecue. Du reggae. Des rires.
Il m’est arrivé de me pincer ce soir-là. Oui, nous avions réussi notre pari à 6000 km d’écart.

À un moment, je me suis écartée. Isolée, en fait. Je voulais voir de loin les liens qui se tissaient.
C’était beau, je ne vous dis que ça.
Un moment qui vous met des étoiles dans les yeux.

Chantal et moi ne nous sommes pas revues après cette soirée. Mais cette rencontre est en nous, au même que les rêves de la chanson de Pierre Rapsat, ce troubadour qu’elle m’a fait découvrir un soir d’automne, en 2004. Pierre Rapsat, qu’elle a bien connu et qui tient, avec ses mots, avec ce qu’il dégageait, avec son humanisme, une place primordiale dans son cœur.

Nous aurons encore de nombreuses nuits sur le net en attendant de nous revoir elle et moi. Des nuits à écouter de la musique. Et surtout à être là l’une pour l’autre.
De sa cage, dont elle ne sait pas encore ouvrir tout à fait les barreaux à ma vie, tellement plus libre que la sienne, d’aucuns verraient un chemin infranchissable. Et pourtant…

Il y a au bord de ma vie une Chantal que je n’échangerais pour nulle autre et que je rêve de voir vivre pleinement. J’ai confiance, ma Renarde est patiente.

Je repasserai à Antheit. Nous irons voir la maison natale du peintre Paul Delvaux, périple qu’on s’était promis. Et d’ici là, j’écrirai. Et elle me lira. Parce que, désormais, chaque jour, après la lecture des courriels, il y a pour elle la lecture du journal de Lali.

Sans Socrate, je suis déboussolée

Filed under: États d'âme — Lali @ 11:00

clavier

Je déteste dépendre des autres, c’est comme ça. De loin, je préfère rendre service mille fois à demander une fois de l’aide. On ne se refait pas !!

Mais quand il s’agit d’informatique, je n’ai pas le choix. Me voilà confrontée à la disponibilité des uns et des autres. Donc, dans l’attente. Pas évident pour une impatiente comme moi. De plus, accro à son ordi, autant pour clavarder, qu’écrire, chercher et jouer. Sans mon Socrate – c’est son nom -, je me sens complètement démunie. En manque. Même si heureusement, je puis utiliser un ordinateur autre que le mien. Mais ce n’est pas pareil.

J’aime ma mise en page et mes favoris. J’aime me retrouver dans mon organisation à moi. J’aime déplacer à ma guise. Tout chambouler. Me retrouver.
Encore une de mes manies de vieille fille, sûrement !

Ce lundi matin, je voudrais ne pas avoir des ennuis avec Socrate. Qu’il se porte bien et que Windows soit réinstallé sans que je n’aie perdu aucun dossier. Et le plus tôt possible, bien entendu.

Pour que ma vie redevienne « normale ». Si la normalité est de pouvoir discuter à toute heure du jour ou de la nuit, d’écrire quand j’en ai envie, de chercher des heures de temps une info, de m’amuser.

Je suis en manque, c’est horrible !!!

Vivement que je retrouve mon clavier à moi, mon écran à moi, ma tour à moi. Et ainsi, ne plus déranger quiconque. Non, on ne se refait pas !