Lali

10 janvier 2012

Poèmes désorientés 4

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

Quand je t’ai rencontrée
je ne savais pas que je t’aimerais
j’ai cru que je serais sauf
que la fin viendrait par accident
simple efficacement par oubli
sans vainqueur ni victime
sans mémoire surtout
je ne savais pas
que tu resterais comme une asphalte
sur la grève en ressac de la marée
et reprise encore sous l’œil du goéland
la mort experte
l’éternité
rien n’est moins mort que la perte
quand je t’ai rencontrée
je ne savais pas que tu habitais
la mort qui veuve efface l’asphalte
au désarroi du goéland.

Serge Ouaknine, Poèmes désorientés

*choix de la lectrice de Luke Fildes

Le sermon aux poissons

Filed under: À livres ouverts — Lali @ 19:49

Le titre choisi par Patrice Lessard est évidemment un clin d’œil à Antonio Vieira et à son Sermmon de saint Antoine aux poissons, qui compte parmi les œuvres majeures de la littérature portugaise et qui a franchi les siècles sans perdre de son actualité, le sermon pouvant être adapté selon la situation. L’auteur, en plus de s’inspirer du titre de Vieira pour son propre titre, a choisi de mettre un extrait en exergue et aussi de faire parler un personnage de ce sermon.

Le sermon aux poissons a été écrit à Lisbonne par un auteur qui a eu le coup de foudre pour cette ville il y a des années et qui y est retourné plusieurs fois depuis tant et si bien qu’il nous l’offre comme l’aurait fait un Lisboète, sans jouer le touriste. Il est vrai que son personnage principal, qu’il raconte ou dans lequel il se glisse, empruntant le « je » comme le « il », Montréalais, a choisi de s’installer à Lisbonne, pour changer de vie, ou à tout le moins avoir une vie qui lui ressemble davantage.

Antoine, car tel est le nom du personnage, autre clin d’œil à Antonio Vieira, laisse partir Clara, qu’il aime, espérant qu’elle reviendra, sans savoir si elle le fera, parce que migrer à Lisbonne est la seule chose qui lui tienne à cœur. Le roman commence donc le lendemain du départ de celle-ci. Roman, à l’image d’une traversée du désert, où le héros fait le tour de ceux qu’il a connus, où s’entremêlent toutes les femmes, dont les prénoms de terminent par un A, comme Clara, Clara l’inoubliable qu’il finira par confondre avec toutes dans le désordre que devient sa vie alors qu’il se retrouve sans elle dans cette ville aimée autant qu’il l’aimait elle.

Partagé entre deux amours, ayant choisi de privilégier celui pour la capitale portugaise au détriment de celui pour Clara, Antoine est déboussolé. Perdu. Paumé. Pas malheureux mais pas lui-même. Pas encore. Ce qui nous donne un roman déboussolant, où Antoine parle de lui à la troisième personne par moments, où des bouts de phrases sont quasi identiques, à l’image de l’œil d’une tornade qui ramasse au passage des bribes de ce qui l’entoure.

Roman déstabilisant. Loin des conventions. Et où les dialogues sont à même la narration. Roman sur un homme, sur son passé, sur son avenir incertain. Romain aussi, surtout, sur Lisbonne, par un écrivain et un personnage qui, vraisemblablement, en sont tombés amoureux.

Titre pour le Défi Premier Roman

Le petit oiseau va sortir…

Filed under: Signé Armando,Vos traces — Lali @ 15:20

Une scène que n’a pas voulu rater Armando. Bien évidemment aux premières loges pour l’occasion!

Danger!

Filed under: Signé Lali — Lali @ 11:10

Les preuves ne sont plus à faire. L’Organisation mondiale de la Santé a classé les lits de bronzage parmi les carcinogènes les plus dangereux au monde. Les mélanomes sont d’ailleurs en hausse chez les adeptes des salons de bronzage. Mais nul n’avait encore mentionné les effets nocifs des salons de bronzage sur l’orthographe. Et pourtant…

Ce que mots vous inspirent 576

Filed under: Ce que mots vous inspirent,Couleurs et textures — Lali @ 8:00

Le corps est terrifiant. Il meurt. Les mots ne meurent jamais. (Virginia Woolf)

*toile signée Henri Matisse