Lali

25 février 2012

L’hiver à Cape Cod

Filed under: À livres ouverts — Lali @ 18:54

Je me souviens avec émotion de Tout l’été dans une cabane à bateau, le premier roman de Pierre Gobeil. C’était en 1988. Je me souviens aussi de La mort de Marlon Brando, son roman suivant, de ceux qui ont suivi. Puis avec les années 2000 semble s’être éteint le Pierre Gobeil que j’avais tant apprécié pour donner place à un homonyme à la plume moins intéressante.

Je n’avais pas aimé La cloche de verre ni Le jardin de Peter Pan. Vraiment pas. C’est peut-être la raison pour laquelle je voulais aimer L’hiver à Cape Cod. Ou parce que j’ai croisé Pierre récemment et qu’il est toujours agréable de discuter avec lui. Mais je n’ai pas réussi à embarquer dans l’univers d’un père aux prises avec un enfant dyslexique, qui décide de partir avec lui le temps d’une saison (en fait deux) afin qu’ils vivent tous deux autre chose.

Récit où fusent de nombreuses questions sur l’éducation, sur le rôle des parents, sur celui dans hommes, L’hiver à Cape Cod raconte aussi la vie quotidienne de Peter et de Pierre. Dans un faux récit (ou faux roman/faux essai) où s’intercalent des notes prises au cours d’un séjour de quelques mois aux États-Unis, lesquelles constituent à mon avis ce qu’il y a de plus intéressant dans ce livre dont la nature reste difficile à définir, l’auteur valse entre les genres sans grande conviction. Le résultat est confus, sans colonne vertébrale.

De plus, pour gâter la sauce davantage, les pourtant sérieuses éditions du Septentrion, spécialisées en essais historiques, semblent prendre leur collection Hamac (dans laquelle est publié le nouveau titre de Pierre Gobeil) beaucoup moins au sérieux. C’est en effet un livre peu soigné qui nous est donné à lire, truffé de fautes d’orthographe et sur lequel, visiblement, aucun éditeur ne s’est attardé pour en tirer le meilleur, ce qui s’est ajouté à ma déception de ne pas avoir entre les mains un livre à la hauteur du talent de Pierre Gobeil.

L’hiver à Cape Cod, un livre qui s’avère davantage un brouillon qu’un livre achevé. Dommage.

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