Lali

22 juillet 2007

En vos mots 15

Filed under: Couleurs et textures,En vos mots — Lali @ 8:00

spitzweg 1

Quel bonheur que ces dimanches matins où vos textes accumulés, emmagasinés tels des biens précieux, se dévoilent enfin. Quel bonheur que ce dimanche de juillet où se livre la lectrice de Mikhail Tikhanovskyi et où le lecteur de Carl Spitzweg s’offre à vous.

Oui, quel bonheur que la catégorie En vos mots qui vous appartient et qui est là, fidèle au poste, malgré la frousse d’avant-hier et la crainte que vos commentaires ne se soient envolés en même temps que les pages de Lali.

Mais En vos mots est là pour rester. Et Lali, aussi, je crois bien.

Bonne semaine en compagnie du bibliophile de Spitzweg. Puisse-t-il vous souffler à l’oreille quelque histoire…

3 commentaires »

  1. COMPULSIF

    Dans l’échelle de l’angoisse
    Il engrange et collectionne,
    Il empile et entasse
    Les volumes qui l’impressionnent.

    Dans l’échelle de l’angoisse,
    Les mots des autres plein les bras,
    Il s’affaire et ramasse
    Pour oublier la vie d’en bas.

    Flairjoy

    Comment by Flairjoy — 24 juillet 2007 @ 14:04

  2. Aujourd’hui, Edouard a placé l’échelle sous le rayon de soleil afin de mieux voir les livres, mieux choisir et surtout pouvoir lire car ne portant pas de lunettes, il est obligé de tenir le livre à 10 cm de son nez. Grimper sur cette échelle ne lui fait pas peur, il a l’habitude car c’est là qu’Edouard travaille depuis de longues années. Il connaît « sa » bibliothèque par coeur comme il aime à le dire. Il connaît tous les recoins, tous les ouvrages et personne ne peut le piéger car il répond du tac au tac.
    Il est heureux dans son lieu de travail, entouré de magnifiques livres et de belles peintures au plafond. Pour rien au monde, il ne céderait sa place car c’est son univers, son refuge.
    Il a toujours un chiffon dans sa poche afin de dépoussiérer tous ces ouvrages un a un car Edouard a un grand respect pour les livres. Il aime les toucher, admirer les belles reliures, lire quelques passages du haut de son échelle et surtout sentir « sa » bibliothèque qui selon Edouard a une odeur que l’on ne retrouve pas ailleurs.
    Tout en passant son chiffon, il en choisi quelques uns qu’il lira le soir chez lui et lorsqu’il les rapportera, les replacera exactement au même endroit car Edouard est très méticuleux.
    Quelle belle passion.

    Comment by Denise Rossetti — 25 juillet 2007 @ 10:30

  3. Claude a atteint l’âge où l’avenir se rétrécit et où le passé ressemble à un grand livre de souvenirs.

    Depuis plus d’un demi-siècle qu’il vit parmi les livres de cette bibliothèque où des brillants élèves devenus des références dans leurs domaines venaient passer leurs après-midis pour lui demander des conseils ou l’écouter parler de la mémoire du temps.

    Lui toujours humble et disponible s’amuse de transmettre un peu de son savoir à tous ces curieux de passage. La plupart viennent pour recueillir des éléments pour un examen ou bien une thèse de doctorat, d’autres parce qu’ils écrivent un roman et ont besoin de repères historiques, puis il y a encore ceux qui viennent parce qu’ils veulent faire un film, une pièce de théâtre, ou tout simplement écrire un opéra et sont en manque de repères.

    Claude laisse chez chacun une trace indélébile de sa passion pour la lecture par la façon passionnée qu’il a de raconter ce qu’il dit de ce qui est écrit dans les livres.

    Il peut passer des heures à parler de sujets aussi variés que ternes, qui deviennent magiques dans ses mots.

    Certains reviennent le voir sous prétexte qu’ils ont encore quelques questions à lui poser, concernant telle ou telle œuvre. En vérité ils viennent s’émerveiller, comme des enfants ébahis, de ses mots, de ce qu’il a vu dans le livre qu’ils n’ont pas aperçu. Comme tout devient tellement clair, précis et exaltant quand Claude le raconte.

    Faut dire qu’il lui arrive de vivre sa passion au point d’oublier le temps qui passe. En fin de journée quand la bibliothèque se vide et qu’il remet les livres dans les rayons, il ne peut pas s’empêcher de les lire et de s’y perdre pendant des heures et d’oublier que le jour se transforme en nuit et que la nuit annonce déjà un nouveau jour.

    Il est heureux, plongé dans le vacarme des livres. Il voyage à chaque lecture au coeur du monde des oiseaux, de ses couleurs et ses chants qu’il est le seul à écouter, pour se trouver quelques instants plus tard au cœur de Mons realis, avec Jacques Cartier pour compagnon, dans ce qu’on appelait alors la Nouvelle France, pour se retrouver encore, une bonne poignée de minutes après, a réciter, ému, ces vers d’Alphonse Beauregard :

    Je me tairai. Le charme, éventé, peut mourir.
    Sans vous connaître mieux après qu’avant la danse,
    Je vous dirai :  » Merci.  » Je n’ai d’autre exigence
    Que peupler mon sommeil d’aimables souvenirs.

    Puis, fort tard le soir, il rentre chez lui, les pensées encore remplies de contes et de poésie. Le cœur tendre et le sourire ensoleillé, il embrasse sa tendre Michèle et puis s’en va émerveiller ses filles avec les histoires et les aventures qu’il sait raconter comme aucun livre et qui fait que quand elles se couchent le soir, elles ne dorment pas vraiment. Elles rêvent.

    Comment by Armando — 29 juillet 2007 @ 6:22

Flux RSS des commentaires de cet article. TrackBack URI

Laisser un commentaire