Tournant les pages
Voilà au moins deux heures qu’elle est là, bien droite, tournant les pages. Comme si plus rien ne comptait que cette histoire qui parle de villes aux noms parfumés, d’amants qui s’y retrouvent et d’un amour qui les lie, plus fort que tout. Et la lectrice de Marie Montiel est tétanisée. Tout, là, dans ces pages, la ramène à elle, à eux. Si bien que dans deux heures, nous la trouverons sûrement encore là, aussi droite et figée que maintenant.