Lali

21 mai 2008

Quelques vers d’Eugénio 2

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

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Elle était fébrile. Les mots de la veille qu’une autre a déposés lui disaient qu’elle allait aimer Eugénio de Andrade. Et toute la journée, la lectrice de Denis Chiasson a vécu dans l’attente de ce moment où elle aurait le privilège de touner elle aussi les pages de Matière solaire. Et de laisser le livre ouvert, pour nous.

C’est quand la pluie tombe, c’est quand
on la regarde doucement que brille le corps.
Pour dire cela la bouche est bien peu de chose,
il serait nécessaire que les mains elles aussi
voient ce brillant, qu’avec lui elles composent
la musique, et même bâtissent la maison.
Tous les mots parlent de ce feu,
Ont le goût de peau de cette lumière mouillée.

Un commentaire »

  1. « Fébrile » est bien le mot pour l’état de la lectrice. Elle l’est, en effet mais lorsqu’elle lu ce magnifique passage, des souvenirs se réveilla dans son coeur. Elle va s’endormir avec ces mots et demain sera un autre jour, avec d’autres vers.

    Comment by Denise — 22 mai 2008 @ 14:55

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