Lali

2 septembre 2010

Quelques poètes du XXe siècle 5

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

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La lectrice du peintre italien Eugenio Viti a ouvert le numéro d’avril-juin 1985 de la revue Poésie 1 au hasard. Parce qu’elle se dit que le hasard n’existe pas, que ce qui décidera de son choix ne sera ni plus ni moins que ce qui devait arriver, une forme de destin. Et c’est ainsi qu’elle a découvert Luc Decaunes et plus précisément ce poème :

Passage

Tu passais c’était comme au ciel
et sur les maisons les nuages
pour te regarder faisaient halte
au milieu d’un concert d’oiseaux

Tu passais oh le beau dimanche
les roses pâles sur l’autel
un bonheur allait apparaître
entre deux branches de lilas

Le temps de détourner la tête
de soupirer à demi-voix
le temps que batte la paupière
et déjà tu n’est plus là
(Luc Decaunes)

2 commentaires »

  1. Un instant si poétique et si fuyant, comme seuls les poètes connaissent.

    Comment by Joseph — 3 septembre 2010 @ 0:25

  2. Le choix de la lectrice est magnifique… un poème qui a des ailes…

    Comment by Denise — 3 septembre 2010 @ 10:14

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