Quand je ne lis pas, je rêve
De temps en temps – souvent, devrais-je plutôt dire -, je ressemble à la lectrice de l’artiste mexicain Gerardo Murillo. Le livre est ouvert, mais je ne lis pas. Je rêve. Je rêve de paysages connus ou à découvrir. Je pense à ce projet fou de toiles de lectrices, lesquelles devaient agrémenter ces pages occasionnellement, et qui, par la force des choses ou par la place qu’elles occupent – bien plus grande que je n’aurais pu l’imaginer- sont devenues mon quotidien. Je rêve. Je découvre. Je fais le tour du monde en peinture. J’imagine. J’invente. Et rien ne me détourne de cette écriture au jour le jour. Ou plutôt : rien n’arrive à m’en détourner. Et je souris. Je me dis qu’il est bien qu’il en soit ainsi et pas autrement.