Poèmes comme ça 3
Accords
Des pieds nus enchantés
dans les naissantes herbes
graminées du solstice
nivéoles et cardamines.
Et l’on n’entendait pas
le murmure des trains
non plus que la rumeur
des usines et des grenouilles.
Car enfin pour toujours
la valse des pieds nus
avec ses étincelles
jaillies d’un argent pur
enchérissait sur les accords
des premiers trèfles blancs.
André Dhôtel, Poèmes comme ça
*choix de la lectrice de Jan De Maesschalck