Les rires qui montent jusqu’à moi
Le ciel est rose et j’entends les cris joyeux des enfants qui jouent au ballon. C’est le bonheur d’habiter sur un domaine où les voitures n’ont accès qu’au stationnement, ce qui laisse libres les allées, des morceaux de pelouse et des arbres pour ce petit monde grouillant. On appelait ça autrefois des H.L.M., mais ce sont maintenant des H. sans L.M. à la fin, dis-je souvent en riant. Tant pis si le tapis de l’escalier a eu ses heures de gloire il y a bien longtemps. Tant pis si la peinture est à refaire dans tous les immeubles. Tant pis, parce que le plus important est dans le bonheur de ces enfants qui jouent ensemble avec leurs accents québécois, algérien, dominicain, italien et autres.
Et il n’y a pas plus belle musique pour moi ce soir, alors que le café est en route et que je suis installée à écrire, comme la lectrice de William Sommer, que ces rires venus de l’allée tout en bas.
Il n’est rien de plus beau que d’entendre les enfants rire, de les voir s’amuser. C’est la vie, nous avons fait de même.
Comment by Denise Rossetti — 23 juillet 2007 @ 7:11
Un enfant
Ça vous décroche un rêve
Ça le porte à ses lèvres
Et ça part en chantant
…
[Jacques Brel – Un enfant]
Comment by Armando — 23 juillet 2007 @ 13:14