Le mot glissé au fond du tiroir
Et puis, un matin, elle ne se réveilla pas. Elle en avait fini avec son parcours inutile et stérile. Où elle a fait ce qu’on a attendu d’elle. Où elle a été jour après jour fidèle aux règles établies. Un parcours qui l’avait rendue muette et appliquée. Une vie où elle ne dérangeait plus personne.
Bien sûr qu’elle avait tout raté. Elle le savait. Depuis longtemps. Depuis longtemps avant le jour du grand sommeil qu’elle attendait depuis longtemps.
***
Quelqu’un s’asseoira à sa place, ouvrira ses tiroirs. Et celle qui sera assise là trouvera peut-être le mot que la lectrice de Vladimir Vasicek a glissé au fond d’un de ceux-ci. Nul n’est irremplaçable. Je ne dois jamais l’oublier.
« Nul n’est irremplaçable », il n’y a rien de plus vrai…
Comment by Cat — 10 juin 2008 @ 9:23