Il ne faut pas faire les coins ronds avec les enfants
Aussi bien aller droit au but. Il n’est pas question du grand-père du narrateur mais de son arrière-grand-père. Aussi bien que vous le sachiez tout de suite. Pas que ça change grandement les choses, mais tout de même.
Il ne faut pas faire les coins ronds avec les enfants. C’est une des premières choses qu’ils remarqueront. Le narrateur étant l’arrière-petit-fils de celui qui est le héros de cette histoire, ce dernier ne peut être le grand-père du premier. Les jeunes lecteurs vont s’arrêter à ça et oublier de regarder de près les magnifiques illustrations de Lane Smith autour d’arbres et d’arbustes taillés comme à Versailles. Et pourtant, les images de L’histoire en vert de mon grand-père sont de toute beauté. Vraiment. Ce sont elles qui « font » le livre, car le peu de texte qu’on y trouve n’a pas beaucoup d’intérêt et ne fait que relater en trois phrases la vie de cet homme qui est maintenant vieux et qui a moins de mémoire qu’avant. Un sujet abordé beaucoup mieux dans d’autres albums.
Dommage. J’aimais bien la fiancée, le parachutiste, le cœur, tous taillés dans le feuillage.