Lali

9 juillet 2023

En vos mots 846

Filed under: Couleurs et textures,En vos mots — Lali @ 8:00

Alors que je viens tout juste de valider les textes que vous avez déposés sur la scène livresque de dimanche dernier, que je vous invite d’ailleurs à lire, et même à commenter si vous en avez envie, il est temps de vous proposer autre chose à vous mettre sous la dent!

C’est sur une illustration de Larissa Bertonasco que mon choix s’est arrêté, en espérant qu’elle vous inspirera et qu’elle titillera votre imagination.

Aucun texte ne sera validé avant dimanche prochain. Vous avez donc plus que le temps d’écrire quelques lignes. C’est avec plaisir que nous vous lirons dans sept jours.

D’ici là, bon dimanche et bonne semaine!

5 commentaires »

  1. Homard à l’américaine

    « On dit armoricaine ! «

    Essoufflés, nous rentrions à la maison, quelques chewing-gums en poche. Pas facile pour des gamins, nombreux comme des nuées d’oiseaux, de les attraper en courant.

    Sympathiques ces américains. De l’arrière de leurs camions bâchés, ils nous lançaient des tas de friandises, en riant fort, en nous criant des mots bizarres. Les garçons se battaient. Et pendant ce temps-là, nous les filles, nous récupérions tranquillement toutes leurs miettes.

    Le soir je contais à mon petit frère, les histoires de Toto le homard bleu. Avec ses bulles habiles, ses grosses frayeurs, ses mues d’adolescent, ses tendres pinçons, ses amours frétillantes. Le dernier jour de l’année, oncle Georges et tante Lionelle sont venus chez nous. Georges et Lio tout émoustillés exhibaient un homard vivant, « épatté », en chair et en os.

    Ti Léon ne voulait pas que l’on tue son homard vivant !? Aïe, problème ! L’oncle et la tante se disputaient. Pour d’abord le couper en deux, ou pour le mettre directement la tête la première dans l’eau bouillante. Toto avait une âme pourtant, car si l’on s’en approchait, il agitait ses antennes et dressait maladroitement sa pince gauche restante. Prêt à défendre sa vie.

    Personne n’avait lu notre conte, et personne ne voyait en Toto autre chose qu’un accessoire de Réveillon. Ainsi, c’est avec de tels réflexes que nous finirons par traiter l’Humanité en objet taillable et corvéable à merci, utilisable – même si elle n’est pas encore comestible – à l’américaine…

    Comment by Cavalier — 10 juillet 2023 @ 20:52

  2. Cuisiner avec mille étoiles dans les yeux …

    La nonna, la cucina, la vita

    Auteur :
    Larissa Bertonasco
    Illustrateur :
    Larissa Bertonasco
    Traducteur :
    Genia Català/
    Editeur :
    La Joie de Lire

    Caponata di melanzane (ragoût) d’aubergines:

    2 aubergines
    1 carotte
    1 petite boite de tomate en dé
    2 oignons rouges
    1 branche de céleri sans les feuilles
    1 cuillerée à soupe de câpres
    1 cuillerée à soupe de sucre

    Épluchez la carotte et les oignons et coupez-les en fines rondelles. Coupez la branche de céleri et faites revenir le tout dans un faitout avec un peu d’huile d’olive.

    Coupez en cubes les aubergines et rajoutez-les au feu. Attendez que les légumes sèchent un peu et ajoutez la tomate, les câpres et le sucre et laissez cuire une vingtaine de minutes.

    Larissa Bertonasco

    http://1.bp.blogspot.com/-sOW1-JakKlQ/U0P-tSecJVI/AAAAAAAAUaw/PPpyKjEkTzM/s1600/cuisine+verte4.jpg

    L’album est à la fois un hommage à une grand-mère italienne, La nonna, un livre de cuisine, La cucina, et un récit de vie, La vita. Larissa Bertonasco et sa grand-mère Maria Riolfo retracent la chronique familiale et dressent le portrait nostalgique d’une Ligurie hors du temps. Au fil des pages, les souvenirs d’enfance et les impressions du pays livrent un authentique patrimoine culinaire aux saveurs méditerranéennes.

    L’ouvrage ne reprend pas les codes classiques du livre de cuisine organisé par thème mais présente pêle-mêle les préparations au gré de la narration. Cinquante propositions éclectiques gorgées de soleil méridional donnent envie de dolce vita : des antipasti aux dolci, de la simple bruschetta au repas de fête des pêcheurs, le cappon magro. Avec ce recueil, l’autrice prouve qu’au-delà du choix des ingrédients et du savoir-faire, la cuisine est l’occasion de partager et de transmettre un art de vivre.

    Dans un style direct et chaleureux, le texte aux accents chantants s’imprègne des parfums de vacances en Italie et des arômes des plats de la nonna. Les illustrations graphiques, naïves et féminines, mêlent plusieurs techniques : croquis, peinture, photographie et collage. Elles complètent l’histoire en images et accompagnent les recettes de vignettes au style pictural figuratif.

    La nonna, la cucina, la vita est conçu comme un ouvrage d’art et correspond au travail de diplôme de l’illustratrice. Publié en 2005 en allemand par Gerstenberg Verlag, il est depuis devenu un best-seller et est disponible en plusieurs langues. Cet album lumineux et coloré plaira également aux enfants dès 10 ans.

    Marie-Noëlle Letellier

    RÉSUMÉ

    La nonna de Larissa Bertonasco, c’est sa grand-mère paternelle. Elle est « petite et ronde.

    À la maison, elle porte en général des robes d’intérieur à fleurs. Ses petits pieds sont chaussés de pantoufles en velours rose vif ou glissent à travers l’appartement sur deux morceaux d’étoffe pour faire briller le sol de marbre… Bien qu’elle ait plus de quatre-vingt ans, elle travaille toujours comme cuisinière… Avec des gestes rapides et routiniers, elle roule des quantités de gnocchi sur une fourchette ou prépare sa délicieuse sauce verte. »

    La cucina verde della nonna, c’est celle dont l’auteur nous livre les délicieuses recettes, comme autant de secrets de famille partagés. Autour du carciofo (l’artichaut), du pomodoro (tomate), du finocchio (fenouil), de la zucchina (courgette) et de bien d’autres légumes, les 120 recettes sont présentées et détaillées avec sobriété: des pâtes, des soupes, des salades, des risotto. un large éventail de préparations, une cuisine délicieuse qui peut être réalisée au quotidien, pour peu que l’on fasse l’effort de réunir quelques ingrédients courants. Ainsi, la réalisation des pomodori ripieni di mozzarella (tomates farcies à la mozzarella), du carpaccio di verdura e porcini (carpaccio aux légumes et aux cèpes), ou encore de l’insalata di finocchi con mele e miele (salade de fenouil aux pommes et au miel). On apprécie aussi les conseils simples à suivre en matière de recettes de base comme le brodo vegetale (bouillon de légumes), la pasta frolla (pâte brisée) que l’on refusera ensuite d’acheter tant les préparer soi-même deviendra un plaisir.

    https://www.lajoiedelire.ch/wp-content/uploads/2021/10/nonna_cucina_vita_RVB-scaled.jpeg

    Comment by Ffup de Bretagne — 11 juillet 2023 @ 5:55

  3. Quand une lecture me passionne,
    Je rentre dedans toute entière,
    Je ne suis plus là pour personne,
    Et je me cache dans ma tanière.

    La biographie de Tarzan,
    Vous savez, Johnny Weissmuller,
    M’occupe bien pour le moment
    Et je délaisse mes affaires.

    Alors ne vous étonnez pas
    Si demain je me pends aux lianes,
    Et vis dans une maison de bois,
    Devenue Jeanne la Tarzane.

    Comment by anémone — 11 juillet 2023 @ 15:37

  4. La recette d’un général étoilé …

    UN PLAT QUI A DU CORPS, LES PAINS DE VIANDE D’ÉLÈPHANT

    Préparation 2 jours

    Temps de cuisson une bonne journée pour 6000 soldats

    Ingrédients :

    1 tonne d’éléphants d’Afrique hachés par le menu
    120 kg de rognures de pain noir rassis celtibère
    200 bols de pommes d’Hespéride (que l’on peut remplacer par de la tomate concentrée à la poudre de perlimpinpin)
    Une bonne marmite d’haleine d’aspic (que l’on peut remplacer par du coriandre bien frais)
    1 grand champ d’origan et de ciboulette cultivé en garrigue
    1000 œufs battus chez l’habitant
    3 oliviers mûrs dont on écrasera avantageusement le fruit (sans le tronc)

    Préparation :

    Préchauffer les feux de camp, au moins une journée à l’avance. Tapisser les grands pots à rôt de papier huilé à la graisse de bœuf. Mélanger l‘éléphant, la chapelure, la purée d’Hespéride, l’aspic, les herbes de Province, les œufs, l’olive. Saler, poivrer, remplir les pots.
    Les déposer ensuite sur les braises brûlantes, entre les pierres. Laisser cuire une journée. Pas plus et à feu doux. Égoutter, goûter, laisser refroidir. Attention c’est parfois trompeur.

    Démouler, couper et servir tiède avec de la cervoise bien chaude.

    Cet excellent plat carthaginois fut aux prémisses concocté juste à l’issue de la bataille de Cannes, Hannibal Barca ayant eu à opter entre cuisiner du romain ou ses éléphants. Il se trouva – bien que bien mâle élevé par son père Hamil, car foncièrement humain -, fort aise et très à l’aise dans ses choix de mets.

    Comment by Charlemagne traversant les Alpes pour mater les Lombards — 12 juillet 2023 @ 3:58

  5. « Pourquoi souris-tu bêtement? » m’a demandé Isa avec l’air suspicieux de ceux qui s’amusent à voir d’autres sourire sans raison manifeste.
    – Je souris parce que je viens de me rappeler du premier livre que j’ai lu. D’ailleurs bien malgré moi. J’ai été piégé par une ruse de mon professeur d’histoire.
    – Piégé?… Comment ça?… a insisté Isa.
    – À la fin de l’année scolaire, les vacances s’annonçaient aussi ennuyantes et solitaires que toutes celles que j’avais connues par le passé. C’est alors que mon professeur d’histoire m’a invité à lire un livre qui parlait de moi.
    – De toi?…
    – C’était là la ruse. Je me souviens de lui avoir demandé : Comment ça, de moi?… Et lui m’avait simplement répondu : Lis-le et tu verras… Tout comme Armando. Tout pareil. Ma curiosité ne pouvait pas être plus éveillée. C’est ainsi que j’ai lu, presque d’un trait, l’histoire de Bruno, 9 ans, qui, au cœur de 1942, voyait passer hommes, femmes et enfants, vêtus d’un pyjama rayé. Intrigué, il finit par passer de l’autre côté de la barrière, celle qui sépare les êtres humains et qui ne devrait jamais exister, pour ne plus revenir. Le récit de John Boyne m’avait ému aux larmes, mais… il ne parlait pas de moi. Du tout. Le livre parlait d’un autre garçon.
    Alors je me suis adressé à mon professeur en lui signifiant que le garçon du livre, ce n’était pas moi, à ce qu’il répondit, d’un air faussement surpris :Je me serais trompé alors?… Attends un peu… oh, je te fais mes excuses, le livre qui parle de toi c’est celui-ci. Cette fois-ci je ne me trompe pas.
    Et il m’a tendu Le journal d’Anne Frank. Et j’ai fait semblant de le croire.

    Comment by Armando — 15 juillet 2023 @ 11:21

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