Lali

8 janvier 2023

En vos mots 820

Filed under: Couleurs et textures,En vos mots — Lali @ 8:00

Ce qu’il est agréable de constater que la famille des envosmotistes régulier s’est agrandie. C’est donc avec beaucoup de plaisir que je vous invite à lire les textes déposés sur la scène livresque de dimanche dernier, et à les commenter si vous le souhaitez.

Pour l’heure, c’est une illustration de l’artiste Tatsuro Kiuchi que je vous propose, espérant qu’elle les inspirera tous les trois. Aucun commentaire ne sera validé avant dimanche prochain, comme le veut l’habitude. Vous avez donc plus que le temps d’écrire quelques lignes afin de donner vie à cette illustration qui semble déjà avoir le vent dans les voiles.

D’ici là, bon dimanche et bonne semaine à chacune et chacun d’entre vous!

3 commentaires »

  1. Mon Marin

    « L’amer dit la Terre,
    Fantôme, et fige tes mots
    Au bonhomme hiver. »

    … Rien qu’une lettre de janvier :

    Mon Marin, en ton vaisseau
    Livré, dévoilé
    Sur la nuit noire,
    Écoute mon histoire :

    Sans toi,

    Je suis transie.
    Sous le soleil, le milieu du jour
    N’éclaire plus la garrigue,
    Il fond sur les tombeaux,
    Les couvrant de roses.

    Sans toi,

    Plus de parfums,
    Plus de couleurs,
    Les bruyères fanées éloignent les carabes,
    Plus un son, plus un chant.

    Le fils d’Henri taille des sifflets,
    En silence.
    Juste l’église, au lointain,
    Qui sonne, qui résonne.
    Louise se tait, écoute …

    Sans toi,

    Juste mes larmes,
    Juste les flots,
    Loin des marées salutaires,
    Ici à terre,
    Calme écume de l’agitation si lointaine.

    Mes yeux se ferment.
    Juste un éclair,
    Par toi dévêtue,
    Sans toile, sans toi, sans voile,
    Délaçage si doux du gréement, pays sage,
    Défaite.

    Mon cœur s’entrouvre
    Enfin.

    Mon marin impassible, sans fin,
    Tu me sais, tu me livres de bord,
    Et sous tes écritures,
    L’été reviendra
    Abreuvé de l’amer,
    D’eau salée, de regrets et de larmes,
    D’odeur, de saveurs – à l’envie,
    Loin des naufrages,
    Auprès des dauphins si sages,

    Je lis la mer…

    Comment by Cavalier — 8 janvier 2023 @ 13:54

  2. Le Clan des Sept est en mission très spéciale! Pour la première fois, ils vont rencontrer le Club des Cinq. Quelle aventure! Le chien Moustique s’entendra-t-il avec Dagobert? Ils ne seront pas trop de deux fins limiers et de onze enfants (tiens, ils pourraient constituer une équipe de foot!) pour mettre hors d’état de nuire cette bande d’escrocs qui sévit depuis peu sur les côtes bretonnes, s’attaquant principalement aux personnes âgées disposant de peu de moyens de défense. Cette fois, c’est de la pêche au gros. Voilà pourquoi le Club des Cinq a appelé le Clan des Sept à la rescousse. Les enfants se sentent très excités. Mick, François, Annie et Claude sont sur une fameuse piste. C’est Dagobert qui les a menés dans un parc, auprès d’un vieux monsieur qu’on venait de molester et de délester de son sac alors qu’il revenait de la banque. Le pauvre se lamentait et n’avait même plus de biscuits à offrir à ses chers amis chiens! A partir de là, ils avaient fait connaissance avec plusieurs personnes âgées du quartier et de la région, qui avaient subi le même genre de mésaventure. Certains et certaines avaient même été harcelés chez eux, trompés au parlophone par une voix qui prétendait être celle d’un ouvrier du gaz ou de l’électricité. C’était toujours apparemment la même bande masquée et cagoulée de mauve qui opérait. Pourquoi de mauve? Un signe de ralliement? Mick était presque arrivé à attraper l’un d’eux un soir, qui faisait le mur pour s’échapper d’une propriété proche de celle des parents de Claude. Mais le lugubre personnage s’était aussitôt évanoui dans la nature. Mick avait cependant noté que la silhouette s’éloignait en direction de la plage. Etait-ce par là que les sinistres bandits avaient leur repaire? Le jour où Claude avait presque été enlevée en cherchant Dagobert, qu’elle avait retrouvé muselé et attaché à un arbre du parc, elle n’avait dû son salut qu’à l’alarme d’une voiture qui s’était miraculeusement déclenchée à ce moment dans une rue adjacente et avait fait fuir les malfrats. Mais elle avait pu voir qu’ils étaient nombreux et forts. Une douzaine certainement. C’est ce soir-là que nos amis s’étaient résolus à contacter le Clan des Sept, afin d’être eux aussi plus nombreux, et d’allier toutes leurs forces. Ce serait super aussi de découvrir enfin ce groupe de jeunes qui avait déjà comme eux triomphé de nombreuses intrigues et accumulé les succès, et avec qui ils auraient sûrement beaucoup à échanger. Même si en demandant de l’aide ils devaient mettre un peu de côté leur orgueil, de joyeux partages étaient en vue. Ils avaient bien aussi pensé à Bob et Bobette, et surtout à leur ami Jérôme, mais après concertation ils avaient décidé d’un commun accord qu’il valait mieux éviter d’éventuelles (et même plutôt très certaines) frasques de Lambique, qui risquaient de faire échouer les plans les mieux conçus. De toute façon, ils avaient appris entre-temps que nos héros étaient eux aussi pour le moment sur une affaire délicate se déroulant à Bruges, et qu’avec la meilleure volonté du monde, ils n’auraient pu se libérer. On allait donc comme toujours se passer totalement des adultes. Et c’était très bien!
    C’est donc le vent en poupe et pleins d’effervescence que nos amis du Clan des Sept mettent maintenant le cap sur la Bretagne, profitant de leur traversée pour observer les dauphins, et l’activité des pêcheurs. « Eux sont des pêcheurs d’aiglefin, et nous des pêcheurs d’aigrefins », s’exclame Pam, toute fière et contente de sa trouvaille. Et tous de rire de bon coeur, y compris Moustique qui jappe joyeusement. Pour nos amis du Club et du Clan, il ne fait aucun doute que ces malandrins seront bientôt tous coffrés et punis, et leurs victimes dédommagées. Ils ont hâte de rencontrer enfin les membres du Club dont on leur a tant parlé, et de se trouver au coeur de nouvelles péripéties. Les voilà partis pour une nouvelle équipée. Quelles passionnantes vacances ils vont vivre!

    Comment by anémone — 14 janvier 2023 @ 7:53

  3. Rimbaud dormait paisiblement depuis longtemps. Probablement que, dans d’autres circonstance, je ne me serais pas attardé à relire Le bateau ivre. Le souvenir de toi est venu me fouetter le cœur à la tombée du jour. Comme un chagrin ancien.

    Dans mes souvenirs, tu ressemblais à Dorothy Gale et moi je me disais magicien et avoir le pouvoir de transformer tes peurs en rires.

    Je te racontais des histoires volées dans les pages imaginaires des livres que je n’avais jamais lus. Et toi, tu me regardais avec les yeux grands ouverts, comme si ton univers se nourrissait de mes mots pour exister.

    On avait tellement peur de ce que les grandes personnes allaient faire de nous qu’on se tenait par la main très fort, comme si l’autre était toute notre richesse.

    On avait l’âge de l’insouciance des mots. De toutes les histoires. J’étais un héros de bande dessinée, Sinbad le marin, Zorro, Errol Flynn dans Capitaine Blood. J’étais une larme de Rimbaud, dans l’allée, agitant les bras ouverts poussés par les voiles.

    J’étais tout. En même temps. Dans la même histoire. Tout était vrai. L’improbable n’existait pas. On était si purs.

    Puis un jour, tu n’as plus été là. Je me souviens avoir pleuré. En plus de mes larmes, j’ai pleuré toutes celles que j’avais volées à tes chagrins.

    Depuis, j’ai appris que partout il y a des enfants mal nés. Que personne n’a jamais voulu ni choisi. Et je me dis que la seule misère est de ne pas aimer ceux à qui on a donné la vie.

    Comment by Armando — 15 janvier 2023 @ 0:39

Flux RSS des commentaires de cet article. TrackBack URI

Laisser un commentaire