En vos mots 766

Alors que je viens à l’instant de valider les textes déposés sur l’illustration de dimanche dernier, je vous propose pour ce dernier En vos mots de l’année une illustration de l’artiste Eloise Wilkin afin que vous la fassiez vivre à votre façon.
Aucun texte ne sera validé avant dimanche prochain. Vous avez donc plus que le temps d’examiner cette scène livresque sous toutes les coutures avant de déposer vos textes. C’est avec plaisir que nous vous lirons à ce moment et pas avant.
D’ici là, bon dimanche et bonne dernière semaine de l’année!
« Moi je dors avec nounours dans mes bras », chante la petite qui serre très fort contre elle la peluche plus grosse qu’elle.
« Le matin, c’est moi qui le réveille », dit la chanson, et c’est tellement vrai. « Je l’aime autant que maman et papa. Moi je dors avec nounours dans mes bras »
– Ah non! dit la mère. Ce n’est pas bien! On ne peut pas aimer un ours en peluche comme on aime ses parents! Non! ce n’est pas bien!
La petite est tout étonnée. Ne se rendait pas compte du mal qu’elle faisait. Un gros péché, sûrement.
Puis la mère a donné le nounours à dépecer au petit frère.
Mais même sans les yeux et avec un bras démis, la petite l’aimait encore.
Alors la mère l’a jeté à la poubelle.
Comment by Adrienne — 26 décembre 2021 @ 9:23
Ah le bonheur de l’enfance,
Quand en toute sécurité
On savoure l’insouciance
De se sentir protégé.
L’environnement nous rassure,
Le lit, les objets familiers,
La tapisserie des murs,
Et notre ourson préféré.
On a eu le baiser du soir
Et de doux souhaits pour la nuit,
On nous a conté une histoire
Et bercé notre rêverie.
Plénitude de notre enfance
Qu’on aime à retrouver
Au-delà des désespérances
Dans tout ce qui nous fait rêver.
Comment by anémone — 1 janvier 2022 @ 16:25
Je lui aurais dit des tendresses
Pour qu’elle s’envole rassurée
Dans ses rêves de princesse
Où tout n’est que douce beauté
Ces mondes que j’ai perdus
Peu à peu en grandissant
Et auxquels j’ai tant cru
Lorsque j’étais enfant
Je lui aurais dit des couleurs
Pour effacer le noir de la nuit
Et des printemps où les fleurs
Seraient ses plus chères amies
Ces jardins où je me suis égaré
Si souvent dans mon enfance
Avant que les fleurs fanées
Viennent meurtrir l’insouciance
Je lui aurais dit des souvenirs
Pour qu’elle croie à la vie
Et rien que pour l’entendre rire
Je sais que je lui aurais dit…
Comment by Armando Ribeiro — 2 janvier 2022 @ 4:13