En vos mots 7
Il a troqué ses livres contre une plume. À vous de le raconter, d’explorer ses tourments, de soulever les voiles de son inspiration, de nous dire ce qu’il est ou ce qu’il écrit.
Le poète de Michael Whelan existera grâce à vous et pas autrement.
Il fait partie de la galerie des histoires à inventer qu’est la catégorie En vos mots, la vôtre. Celle qui, chaque dimanche, nous réunit autour des écrits de la semaine et ouvre les pages d’un autre chapitre.
Puisse le poète se livrer un peu. Puisse-t-il susciter en vous quelque histoire que nous lirons tous avec plaisir.
Bon dimanche à vous tous!
De cette peinture me viens tout de suite une chanson…
« Au delà des rêves » (Tu es fou) G.L.
je me suis enfui de la chambre
où l’on me gardait enfermé
Je marche seul dans la campagne que je me suis imaginé
Les arbres sont des cathédrales
Les femmes fleurs sont à mes pieds
Mais il ne faut pas que j’en parle
mes mains recommencent à trembler
Tu es fou…. non,J’ai des orages dans ma tête
Tu es fou…..Je vis sur une autre planète
Tu es fou…..J’ai peur des hommes et des sirènes
Tu es fou…..Je voyage au delà des rêves…….ect
Je trouve que le visage et l’attitude de cet homme vont bien avec les paroles,même si le contexte n’est sans doute pas le même.
Comment by Géraldine — 27 mai 2007 @ 12:36
Je savais depuis toujours qu’un jour, nos regards se croiseraient. Je ne savais pas quand. Ni où. Mais je savais qu’il y aurait une première fois, qui ressemblera au premier sourire que l’humanité a vu naître, sans vraiment s’apercevoir que c’était le tout premier sourire.
J’ai toujours su, qu’un jour, on serait là, tous les deux, assis, au bord de notre nuage couleur Noël, à regarder le monde passer sans nous voir, et à nous enivrer de ce doux parfum que les hommes appellent l’amitié. À vrai dire je ne sais pas si ça s’appelle vraiment l’amitié. Puis, je m’en fous éperdument de savoir comment ça s’appelle. Je n’ai pas la moindre envie de lui donner un nom. Les noms deviennent esclaves des définitions contraignantes des dictionnaires. Seul ce qui n’a pas de nom reste intouchable et libre.
Tu as dû naître le jour où mon frère d’enfance est parti rejoindre l’éternité des étoiles.
J’étais sur qu’il ne s’était pas perdu, pour toujours, dans les abîmes de l’oubli. Je savais qu’il vivait ailleurs que dans mon cœur.
J’aurais reconnu son sourire au bout de mil chemins arides. J’aurais reconnu son regard vif et timide, comme une source d’eau cristalline. Je l’aurais reconnu parmi tous les enfants sans nom cherchant un peu de chaleur.
Je savais que je serais allé vers toi comme un papillon vers la lumière. Je savais qu’on se dirait les mots d’enfance qu’on s’est dit. Les mêmes mots qui nous font sentir plus forts et avoir moins peur. Parce qu’ensemble veut dire indestructibles. Et je sais que malgré nous différences et nos distances on est pareils. Comme deux frères siamois, liés par les fils invisibles du cœur. Pour toujours.
Tu fais partie de ces gens qu’on reconnaît bien avant de les avoir vus. Parce qu’on a toujours vécu avec eux. Avec le silence pour compagnie. Nous parlons uniquement parce que ne pouvons pas nous voir. Parce que nous ne pouvons pas nous toucher. La présence n’a pas besoin de mots.
Nous aurons le même air pour respirer, le même ciel, le même soleil qui nous caressera la peau. À quoi bon nous dire encore des mots, alors que tout est déjà dit dans les lignes de nos mains. Il nous faut juste se regarder, se sourire et avoir la certitude que le petit village de notre cœur est bien plus vaste que l’univers.
Comment by Armando — 28 mai 2007 @ 7:08
LE POÈTE FOU
Çà y est!
Elle revient!
Elle l’étourdit!
Elle le tourmente!
Elle le hante encore!
Il la suit de ses yeux exorbités.
Sa main se crispe sur la plume.
L’encre noire éclabousse la page blanche.
Puis elle s’échappe enfin par la fenêtre ouverte.
Le calme s’installe dans la chambre, lentement, doucement.
Les mots coulent sereins sur le papier vélin.
On entend au loin un bruissement d’ailes.
Le bourdonnement se rapproche!
La bête furieuse réapparaît
Armée jusqu’au dard!
Acéré,elle l’enfonce
Dans la tête fêlée
Du poète
Fou.
Flairjoy
Comment by Flairjoy — 28 mai 2007 @ 9:51
Mais qu’est-ce donc qui torture cet homme, lui qui a commencé a répondre à une missive ?
N’arrive-t-il pas à exprimer la colère qui le tourmente à ce point ?
À la nuit tombée, lorsque le vent qui souffle le rend hors de lui ,il allume et rallume cette bougie sans cesse. Serait-ce donc peut être ça qui le rend si nerveux ?
Sa colère se montre de plus en plus, va-t-il remettre son courrier au lendemain? Ou s’entêtera-t-il ? Qui sait !!
Comment by carine — 1 juin 2007 @ 7:12
C’était encore une de ces nuits.Une nuit ou après bien trop de boisson, de coke et de joints il a sombré dans un de ces sommeils qui ne sont pas du tout réparateurs et ou ils se réveille en plein milieu du même cauchemar qui le hante depuis ces 14 ans. Cette fois-ci il essayera de l’inscrire pour l’exorciser, même si il sait très bien que ça ne servira à rien et qu’il continuera à vendre son âme justement à ce cauchemar-là.Mais il aura essayé, et ça l’aura calmé juste assez pour passer la journée et recommencer demain à essayer….c’est la triste prison de la belle âme de ce bel homme,de qui la vie part litéralement en fumée.
Comment by Cath — 2 juin 2007 @ 11:51
Tristesse aujourd’hui, tristesse je ne trouve pas les mots pour écrire ce que je ressens, comment cela ce peut-il que devant tant de beauté que la nature nous donne, petit devant l’infini, devant les grands arbres et la puissance des mers et l’immensité du ciel..petit et à genoux comme une prière devant tant de beauté comment la nature humaine peut-être si décevante et si changeante parfois..mon ami je voudrais tant te dire, c’est difficile à dire ne gache pas tous ces bons moments que nous passons ensemble, l’amitié plus encore que l’amour n’est-elle pas la plus belle chose au monde. Quel exercice difficile tu me demandes..je partage avec toi tant de choses, tant de bonheur..mon ami la tendresse et la gentillesse c’est l’essence de l’amour tout simplement..j’écris j’écris de ma plume et je couvre tant de feuilles ainsi tu sauras que quoiqu’il arrive, par dela le temps et les frontières par dela les épreuves et les rencontres mon compagnon de route, mon ami pour toujours , fidèle jusqu’au bout du voyage mais âme libre, coeur épris d’absolu tu peux compter sur moi, appuyer ton épaule et te reposer un instant, instant précieux mais ne parlons plus, respirons la nature, constuisons ensemble un projet, partageons..nous aurons toute la vie surtout ne t’inquiète pas mon coeur est grand et la vie est une oeuvre, la plus belle oeuvre. nous nous verrons bientôt et ma joie sera grande mais surtout pas de tourment..puisses-tu recevoir toute la sérénité necessaire car ton inquiètude m’inquiète et cet étrange écho monte en moi comme un enfer et me trouble profondément.profite mon ami profite de la vie, profite de tout, essaye toi à la création, à la poésie car elle est une consolation, ne passe pas à coté de ta vie vis la, enrichit toi de toutes les belles rencontres et sourires que l’on peut avoir en une seule journée..et puis dans une semaine ou deux quelques jours tu verras à nouveau nous nous retrouverons enfin et je me réjouis déja de temps de bonheur..car même séparé je suis avec toi et je voudrais tant que tu n’en doute pas.loyal et sincère jusqu’au bout tel est ma devise ..à très bientôt mon poète sensible je ne t’oublie pas.
Comment by beatrix — 3 juin 2007 @ 5:07
Ce texte arrive bien après la date de tombée. Je ne connais pas ce Joffrey, mais j’ai décidé de publier quand même le texte.
Le voici :
devenir…ou être déjà
que suis-je à l’heure de mes tourments?qui suis-je moi simple être de chair qui souffre?je ne suis qu’une énième étoile noire dans ce ciel qui a connu tants de malheureux!dois-je me plaindre?dois-je pleurer?ou me dire que je ne suis pas seul dans ma détresse?au fond nous sommes trop égoistes pour penser aux autres en ces moments de décharnement…
écrivons…aussi misérable que puisse être mon âme,je me surprend à la transcender dans des mots.la fumée de la bougie m’enivre,elle m’inspire..elle est moi en cette heure,signe d’une flamme éteinte et laissant pourtant une trace de fumée comme la furieuse envie de survivre,de laisser son empreinte.
oui écrivons,pour ne pas mourir,pour devenir meilleur peut-être…
Comment by joffrey — 1 octobre 2007 @ 10:39