Lali

29 juin 2008

En vos mots 64

Filed under: Couleurs et textures,En vos mots — Lali @ 8:00

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Que peut bien déclamer à sa belle le lecteur peint par Enrico Tarenghi? Quelque poème d’amour? Une longue tirade à la manière de celle de Cyrano? L’extrait d’un pamphlet défendant la veuve ou l’orphelin? À moins qu’il ne soit en train de lui lire une lettre qu’il aurait reçue? Ou un poème recopié d’un livre appartenant à son père?

Et si elle n’était pas sa belle, mais celle qu’il voudrait bien conquérir? Ou sa sœur? Une cousine éloignée? La fille de son patron? Il y a tant de possibilités. Tant d’histoires à raconter. En vos mots. Comme chaque semaine. De dimanche en dimanche. Alors que ce jour qui débute la semaine sert à accrocher une nouvelle toile et me permet de valider tous les commentaires que la toile de la semaine précédentes a générés.

Qui sont-ils? Qui est-il? Qui est-elle? À vous de nous parler d’eux. De nous raconter cette scène. En vos mots. Vous l’avez si bien fait sur la toile de dimanche dernier.

Bonne semaine et bon dimanche à tous!

3 commentaires »

  1. LA RÉPÉTITION

    Tu ne sais pas encore ton texte
    Et demain c’est la générale!
    Tu n’as d’ailleurs aucun prétexte:
    Ton rôle est on ne peut plus banal!

    Une dizaine de répliques
    Remplies de « euh » et de « ah oui! »
    Vraiment tu es un deux de pique!
    Et moi je vais passer pour qui?

    Notre duo sera risible
    Même si nous jouons une dramatique!
    Ton indolence est puérile;
    Tu ferais mieux dans le comique!

    Et même encore je ne suis pas sûre
    Que jouer Dom Juan de Molière
    Soit pour toi une bonne aventure!
    Voilà! C’était mon commentaire!

    Flairjoy

    Comment by Flairjoy — 1 juillet 2008 @ 14:07

  2. Ah ma chère, le monde devient vraiment fou. Les gens ont perdu le sens des valeurs élémentaires. Laissez-moi vous lire les dernières nouvelles de la péninsule ibérique. Les gens perdent la tête dans des rêveries inimaginables. C’est renversant…

    Figurez-vous qu’un certain Luis António Verney, soi-disant philosophe, ayant pourtant fait de brillantes études à l’Université d’Evora et ayant émigré en Italie, où il s’est imprégné des théories d’autres fous de son espècie, Galileo, Newton, Descartes, Bacon, mène une campagne au Portugal pour la «Véritable Méthode d’Étudier» qui prétend remplacer les bonnes méthodes existantes.

    Imaginez, ma chère, que ce personnage mesquin a réussi à allumer une vive polémique dans les milieux pédagogiques portugais et prétend que la Théologie, au lieu de se baser sur l’examen des textes bibliques en utilisant le grec et l’hébraïque, se perd dans des subtilités inutiles. Il ose même critiquer l’absence de la langue maternelle dans les études mineures, trouvant inadmissible qu’on apprenne uniquement les bases de la grammaire latine. Ce fou va même jusqu’à critiquer l’absence de l’Histoire, de la chronologie et de la géographie et prétend que l’enseignement de la rhétorique, au lieu de préparer et d’enseigner à exposer clairement ses idées personnelles, sert à maquiller l’absence d’observation et d’expérience de la Philosophie et de la Physique.

    Il a même établi un plan qui prévoit l’enseignement à tous (une école dans chaque rue, qu’il dit) et il prétend que les pauvres sont aussi intelligents que les riches, alors que notre sainte mère l’Église prouve bien le contraire, dans ses homélies dominicales.

    Mais où il a vraiment perdu la tête c’est quand il a défendu la scolarité aussi pour les femmes, capables selon ses dires d’égaler les hommes.

    Heureusement que là D. Francisco Manuel de Melo s’est opposé à ce qu’il avançait et qu’avec notre Sainte mère l’Église, elle l’a ridiculisé publiquement, si bien qu’il a dû repartir là où s’était enivré de toutes ces idées incongrues, en Italie.

    Le monde devient dangereux, ma chère. De nos jours, on n’entend vraiment que trop des bêtises. On a parfois du mal à y croire.

    -C’est vrai Jean Philippe, c’est vrai… De nos jours, on entend vraiment trop de bêtises…

    Comment by Armando — 5 juillet 2008 @ 8:38

  3. Hortense, je suis très heureux de vous recevoir dans mon palais vénitien.

    Votre voyage fut long, c’est pourquoi je vous invite à rester tout le temps que vous souhaitez.
    Vous êtes ici chez vous, chère cousine.

    Quel bonheur de vous compter parmi mes invités pour mon mariage. Ce sera un grand mariage et il est évident que vous serez assise à ma table d’honneur.

    Ce soir, vous ferez la connaissance de ma ravissante fiancée.

    Hortense n’avait encore pas dit un mot. Son cœur pleurait. Elle écouta son cousin Adriano sans l’écouter vraiment. Elle le trouvait tellement beau, distingué…mais voilà, son cœur était déjà pris.

    Lorsque Hortense reçu l’invitation pour son mariage, c’est la mort dans l’âme qu’elle quitta l’Autriche. Assister au mariage d’Adriano était un vrai supplice mais faisant partie de la famille, elle ne pouvait pas refuser. Cela était impensable.
    Elle savait très bien qu’elle ne pourrait jamais épouser Adriano. Seulement voilà, l’amour ne se commande pas.

    Au fait, Hortense, si je peux me permettre, pouvez-vous me conseiller sur le discours que je vais faire avant le repas. Je trouve mon ébauche un peu courte si bien que votre aide me serait bien précieuse.

    Adriano ne s’est jamais aperçu que sa cousine était amoureuse de lui sinon il ne l’aurait pas sollicitée pour rédiger son discours de mariage. Il était à mille lieues de penser à cela.

    Hortense assistera au mariage, elle sera assise à la table d’honneur, la fête sera belle mais son cœur sera d’une infinie tristesse.

    Comment by Denise — 5 juillet 2008 @ 11:55

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