En vos mots 638

Ce qu’il a l’air heureux, bien installé dans son hamac, le lecteur imaginé par l’illustrateur Mark Conlan. N’auriez-vous pas envie de prendre sa place ou de lui demander ce qu’il est en train de lire?
Racontez-nous en vos mots, comme vous le faites si bien semaine après semaine, ce qu’évoque pour vous cette scène. Les commentaires ne seront pas validés avant dimanche prochain, vous avez donc plus que le temps d’écrire quelques lignes et de lire les textes déposés sur la toile de dimanche dernier.
D’ici là, restez au frais.
Rendez-vous dans sept jours pour la suite!
Oubliez-moi pour un instant
Et si possible à perpétuité
Quand je suis seul je suis vivant
Et si souvent mort à vos côtés
Tout ce dont j’aurai besoin
Je le retrouve dans mes silences
Et je sais que dans mes bouquins
L’exil ne sera qu’une évidence
Je m’endormirai dans mon hamac
Bercé par le parfum de l’avant-jour
Loin de vos sentiments en vrac
Et les soi-disant mots d’amour
Je ne rêverai de rien de tout
Les rêves n’engendrent que le néant
Et puisque je suis bien loin de vous
Oubliez-moi pour un instant
Comment by Armando — 7 juillet 2019 @ 2:43
Le livre peut attendre.
J’ai envie de rêver
Près du feuillage tendre,
Et du parfum du thé.
Le livre peut attendre.
J’ai envie de plonger
Dans de beaux rêves tendres,
Inspirés par l’été.
Le livre peut attendre.
J’ai envie de nager.
Le ressac vient me prendre,
Me cueillir, m’inviter…
le livre peut attendre
Mais non pas des années.
Envie de le reprendre
Et de le dévorer!
Comment by anemone — 7 juillet 2019 @ 6:02
@ Armando, j’aime beaucoup votre poème, si nostalgique ………………..
Comment by Pivoine — 7 juillet 2019 @ 13:27
Donnez-moi, je vous en prie, une théière aussi céladon que la couleur de l’océan, aujourd’hui… Donnez-moi le son aigrelet d’un clavecin, où mon amie interprète une chaconne de Bach…
Donnez-moi quelques voiles qui absorbent la moiteur de cette journée d’un éternel été…
Donnez-moi le turban et les tartes à la banane des dames natives de l’île…
Donnez-moi peut-être un livre, que je garderai fermé, avec le coupe-papier marquant la page que je suis en train de lire…
Ainsi pourrai-je rêver à Marie-Rose de la Fernaye, à Marie-Josèphe Tascher de la Pagerie,
aux vies sous les varangues de bois, aux marchés colorés, aux fruits de l’arbre à pain,
mais aussi, aux destinées ravagées par les cyclones,
aux îles séduisantes et dangereuses…
Aux éternelles amours de Paul et Virginie…
Comment by Pivoine — 7 juillet 2019 @ 13:33