En vos mots 592
En ce dimanche d’août, j’ai eu envie de vous offrir cette scène pleine de tendresse du peintre William St. John Harper qui m’a totalement séduite afin que vous la racontiez en vos mots, comme vous le faites semaine après semaine.
Et, comme le veut l’habitude, aucun texte ne sera validé avant le prochain accrochage, ce qui vous donne amplement le temps de vous laisser porter par votre imagination et de lire les textes déposés sur l’illustration de dimanche dernier.
D’ici là, bon dimanche et bonne semaine à tous!
La lampe diffusait sa grâce.
Les enfants au chaud, à l’abri
Des soucis et du temps qui passe,
Voyageaient heureux et ravis.
Le grand lisait pour la petite,
Attentive et toute en émoi,
Attendant du récit la suite
Après le « Il était une fois ».
Ah les beaux jours à ne rien faire,
Sans rien qui ne gâche leur joie
Ensemble à leur belle affaire,
Les heures s’étiraient comme des mois.
Parfois ils étaient proches des pleurs,
Parfois l’un s’exclamait: « oh! », « ah! »,
Et parfois ils tremblaient de peur,
Ou bien ils riaient aux éclats.
On les appelait pour le dîner
Et ils lâchaient à grande peine
Le chapitre à peine entamé
Les tenant déjà en haleine.
Les vacances pouvaient durer,
Ils ne craignaient aucun ennui.
Les jours tout comme les soirées
Etaient pour eux du temps béni.
Quand l’un d’eux, tombant de sommeil,
Etait forcé de s’arrêter,
Ils reprenaient dès le réveil
Leur activité forcenée.
Un jour viendrait où il faudrait
Se lever et aller en classe.
En attenant, ils profitaient
Du temps suspendu par la grâce.
Oui un jour proche ils devraient
Prendre le chemin de l’école.
Mais aucun des deux n’y pensait.
Le temps interrompait son vol.
Comment by Anémone — 13 août 2018 @ 3:26
Les nuits sans lune j’imagine
Des étoiles aux couleurs d’argent
Et si souvent je redessine
Mes silences d’enfant
Pas d’il était une fois
Perdu dans ma mémoire
De dame à la douce voix
Ni de belles histoires
Pas de fées sur mon berceau
De draps parfumés d’amour
Pas de jouets, ni de cadeaux
À part l’aube rose du jour
L’enfance est une maladie
Dont on ne guérit pas
On passe toute une vie
À se demander pourquoi
Comment by Armando — 19 août 2018 @ 4:14