En vos mots 482
Quand je suis tombée sur cette image du prolifique illustrateur Paul Malon, j’ai tout de suite pensé qu’elle était pour vous. Qu’il lui fallait vos mots pour prendre son envol. Votre imagination pour nous emmener là où nous ne pensions pas jamais aller.
Elle est donc à vous pendant une semaine, car aucun commentaire ne sera validé avant dimanche prochain, comme le veut l’habitude. Vous avez donc plus que le temps de nous concocter une nouvelle ou un poème, non?
D’ici là, bon dimanche et bonne semaine à tous!
Le personnage familier
Vêtu de couleurs dantesques
Décrivait une pirouette,
Devant quoi s’ébaubissait
Et s’esbaudissait l’enfant.
Sa soeur derrière lui faisait risette.
C’était le temps béni du périodique
Qui arrivait chaque mercredi.
Lorsque Bicot, Tintin, Mickey,
Fillette jeune fille, Spirou, Lisette,
Pilote ou la Semaine de Suzette
Divertissaient les enfants trop sages
Aux existences trop rangées.
Ils oubliaient d’un coup l’école,
Sa monotonie, ses rebuffades.
C’était le moment clé de la semaine,
Celui qui ouvrait leur vie
Sur un monde plus acceptable.
C’était leur bouffée d’air frais,
Leur bouée de sauvetage.
Le personnage familier
Culbutait de façon grotesque.
Et les enfants, tenus si serrés,
En riaient tout leur saoul.
Pour s’amuser autant,il leur faudrait attendre
Tout une longue série de jours,
Jusqu’à ce qu’arrive comme un sauveteur
Leur magazine si cher.
La semaine prochaine.
Comment by Anémone — 4 juillet 2016 @ 19:22
Aucune envie d’autre chose que de me prélasser. D’écouter le chant des vagues lorsqu’elles s’amusent à se jeter contre les rochers.
Les mouettes nagent, en plein ciel émeraude, laissant échapper leurs cris de joie.
J’aurais envie de faire s’arrêter le temps. Si je le pouvais. Je crois que je l’aurais déjà fait. Lorsque l’aube n’était encore qu’un rose sourire.
Bientôt la marée basse. J’ai toujours cru que la mer allait voir ailleurs. Je le crois toujours. On dirait que pour quelques heures la terre devient plus grande. Mais ce n’est qu’une illusion. Enfin, peut-être. De toute façon, quelle importance?…
Paul et Marianne ont voulu rester à la maison. Pour eux, leur bande dessinée semble avoir plus d’importance que tout le reste. Le bruit des vagues et les cris des mouettes ne leur disent rien. S’ils sont heureux ainsi…
Moi, il me faut ses instants de solitude. Et de bonheur. C’est de la faute au soleil. Surement.
Comment by Armando — 10 juillet 2016 @ 2:55