En vos mots 390
Qui dit dimanche dit En vos mots au pays de Lali. Et pour ce dernier dimanche de septembre, alors que la rentrée est presque déjà loin derrière nous, que de nouveaux liens sont en train de se tisser, j’ai choisi à votre intention cette scène livresque imaginée par Henry Hintermeister qui ne pourra que vous faire sourire. Dans le but de vous faire écrire, bien évidemment, puisque tel est le but de cette catégorie qui est la vôtre.
Tous les textes reçus seront validés dans sept jours et pas avant, ce qui vous laisse amplement le temps de déposer quelques lignes. Puis-je compter sur vous pour faire vivre cette illustration?
Avant de rejoindre la grande avenue, bordée de platanes, je passais par le raccourci pour aller à l’école primaire.
Nous étions nombreux, copains, copines, de tous âges, amis ou pas. Nous partions de concert de la petite cité neuve, aux deux bâtiments, l’un tout en longueur, l’autre, tout en hauteur.
Déjà, je consacrais beaucoup de temps à la lecture. Parfois, je descendais après en avoir demandé l’autorisation à maman, pour aller jouer avec mes petits amis, ou organiser un petit spectacle de théâtre sur la piste ronde dédiée aux patins à roulettes. J’avais déjà du caractère et je défendais ma petite soeur, la protégeant… l’aidant à apprendre à faire du vélo sur la bicyclette rouge.
Parmi les enfants de notre grande bande, il en était un, frondeur et petit chef. Mais il ne fallait pas m’en conter. Je vous ai déjà dit que j’avais du caractère, même si j’étais plutôt timide, et bourrée de complexes. J’aimais déjà d’Artagnan, les trois mousquetaires.
Alors, lorsqu’un jour, sur le chemin de l’école, ce petit chef osa se moquer de moi et m’agacer au plus haut point, une paire de claques le remit à l’endroit. Tout penaud, ne demandant plus son reste, il accorda une paix royale aux membres du groupe. Et de ce temps j’ai acquis une certaine renommée… 😉
Comment by LOU — 4 octobre 2014 @ 8:50
Marc, Paul, Pierre et moi
Presque frères depuis l’enfance
Tant de peines et de joies
Partagés dans l’insouciance
On avait tous peur des filles
On les trouvait si bêtes et frivoles
Qu’on préférait aller jouer aux billes
Dès la sortie de l’école
Et puis un jour il y a eu Margaux
Qui m’a promis un baiser
Comme j’étais curieux et sot
Je me suis laisser tenter
Les billes, je n’ai jamais aimé ça
Il faut s’ouvrir à d’autres jeux
Et les livres sous les bras
Nous allions comme deux petits amoureux
Puis un jour elle s’est lassée de moi
De Paul, de Marc et de Pierre aussi
Et les billes ont retrouvé la joie
De notre complicité d’amis…
Comment by Armando — 5 octobre 2014 @ 6:30