Lali

25 mai 2014

En vos mots 372

Filed under: Couleurs et textures,En vos mots — Lali @ 8:00

DAVIDSON (Andrew)

Qui dit dimanche dit En vos mots! Et à l’occasion du dernier dimanche de mai, si nous prenions le train? Si nous faisions connaissance avec la passagère imaginée par l’illustrateur Andrew Davidson? C’est ce que je vous propose. De nous raconter votre rencontre avec la dame en vert. De l’imaginer de toutes pièces ou de mêler votre propre histoire à la sienne. De jouer le jeu de vous laisser inspirer par une toile.

Les résultats sont le plus souvent étonnants. Vous le constaterez en visitant les divers billets publiés dans la catégorie En vos mots.

Alors, vous montez?

3 commentaires »

  1. Sous un déguisement de femme en vert se cache l’homme le plus recherché du pays.

    Sous sa photo en première page de tous les journaux on décrit la tragédie du siècle dont il est supposément le seul témoin et l’unique suspect puisque tout le relie à cette affaire sordide.

    Seul cet homme déguisé connait l’auteur du crime.

    Dans le train qui le mène le plus loin possible de cette histoire cauchemardesque, il essaie tant bien que mal de s’habituer à sa nouvelle identité de vieille femme digne mais cela le rend complètement dingue car il lui est tout à fait insupportable de porter des gants et des souliers à talons, de traîner continuellement une sacoche et surtout l’obligation de serrer les jambes sous une jupe étroite et cela pour le restant de sa vie.

    Il est désormais prisonnier de son personnage…

    Comment by Puff — 26 mai 2014 @ 8:25

  2. Maman avait l’air heureuse. Apaisée. Même si parfois elle me prenait la main, avec cette douceur que je connaissais si bien, et avec un sourire égaré, me demandant qui j’étais.

    Chaque fois je lui souriais. Je serai qui tu veux, maman. L’Élisabeth Rousset de Maupassant, la Marquise de Meurteuil, Marguerite Gautier ou encore Madame Verdurin. À la recherche du temps perdu, je m’empressais d’ajouter, d’un air amusé et malicieux.

    Elle ne disait rien. Comme si elle cherchait à trouver au fond de sa mémoire tous ces personnages qui lui semblaient étrangers. Et pourtant c’est par son inépuisable goût pour la lecture qu’elle me les avait transmis. Comme le plus beaux des héritages.

    La journée avait été aussi belle que douloureuse. Pleine de silences et de fous rires. On se racontait des histoires d’enfance qu’on avait déjà oubliées, mais dont on parlait encore. En ajoutant de nouveaux souvenirs. Drôles et inattendus. Comme si on les découvrait pour la première fois.

    Puis, je prenais le train du retour. Le cœur heureux et fière d’être sa fille. Avec cette certitude qu’il y a un âge où nos existences n’appartiennent plus qu’au temps qui passe. Malgré nous.

    Comment by Armando — 31 mai 2014 @ 8:40

  3. Claude ne fut tout à fait tranquille qu’après la lecture des trois journaux du soir. Si tous évoquaient la tragédie en première page, aucun élément d’enquête ne semblait diriger les soupçons vers l’auteur du crime.

    Il pourrait donc, dès que le train aurait rejoint la capitale, quitter cette perruque grise, ce chapeau et ce tailleur vert qui lui donnaient si chaud. Surtout que l’écharpe et les gants, par une température de plus de 20°, même si ça fait distingué, pourraient finir par attirer l’attention sur lui.

    Comment by Adrienne — 31 mai 2014 @ 10:52

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