Lali

17 février 2013

En vos mots 306

Filed under: Couleurs et textures,En vos mots — Lali @ 8:00

Alors que je viens tout juste de valider les commentaires déposés sur la toile de la semaine dernière — que je vous invite à lire sans attendre —, la lectrice de ce dimanche, née de l’imagination de l’illustrateur Robert Carter, a reçu une lettre fort étonnante. Si étonnante qu’elle a eu envie de vous la lire afin que vous puissiez la raconter en vos mots ici même.

Vous avez donc une semaine devant vous pour nous nous livrer le temps d’un poème ou d’une nouvelle ce qu’évoque pour vous cette scène puisque c’est dans sept jours que seront validés les commentaires emmagasinés au fil de la semaine et pas avant.

D’ici là, bon dimanche et bonne semaine à tous!

8 commentaires »

  1. Un jour, en rangeant les livres d’ans les étagères, la bibliothécaire s’est aperçue que dans quelques livres des mots avaient été soigneusement découpés. Perplexe et intriguée, elle a choisi de garder silence et d’épier discrètement ses jeunes lecteurs jusqu’à ses soupçons se portent sur le petit Saïd.

    Faut dire que Saïd était un garçon silencieux et tellement discret qu’on le remarquait à peine. Or, il avait pris l’habitude de découper dans les livres tous les mots qui lui plaisaient, depuis qu’il avait entendu son père lui dire, ému, que le mot liberté était un des plus beaux mots du monde.

    Il n’y avait pas un seul livre dont il n’ait découpé quelques mots. Des mots comme tolérance, princesse, câline, tendresse ou encore douceur, sur lesquels il veillait comme on veille sur un trésor. Puis il y avait aussi d’autres mots comme printanier, parcimonie, cocasse ou encore funambule, qu’il aimait prononcer en savourant chaque syllabe comme un goûte un fruit d’été.

    « Alors, Saïd… C’est bien toi qui découpe les mots dans les livres de la bibliothèque?… »

    Un long silence, comme une vague d’eau salée, est venu inonder la pièce. Saïd a baissé les yeux et ses joues sont devenues écarlates. Aucun mot, aucune excuse n’aurait été meilleur aveu.

    La bibliothécaire lui a alors lancé, avec un sourire attendri : « Dis-moi, Saïd, qu’avons-nous dans l’enveloppe que tu caches là?…
    – Rien… rien du tout, s’est empressé de répondre Saïd, maladroitement.
    Puis tout aussi malhabile, il a ajouté: « Des papillons, Madame… des papillons….
    – Des papillons?… En hiver?… lui a répondu la bibliothécaire d’un air amusé.

    Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu’elle a ouvert l’enveloppe et que des centaines des jolis papillons se sont envolés partout dans la bibliothèque afin de reprendre la place des mots découpés dans les livres…

    Comment by Armando — 18 février 2013 @ 5:07

  2. Desnostylo

    Un bigorneau amer qui déclare ses impôts,
    Et qui fait de jolies coquilles
    Pour faire baver son percepteur,
    Ça n’existe pas, ça n’existe pas.

    Une girafe qui veut rester dans le coup,
    Qui veut rentrer sans faire la queue,
    Et qui fait tache toute la soirée,
    Ça n’existe pas, ça n’existe pas.

    Un papy papillon en haillons,
    Qui pour effets n’a que le climat,
    Et qui nous change toutes les couleurs,
    Ça n’existe pas, ça n’existe pas.

    Eh ! Pourquoi pas ?

    😉

    Comment by Ffup de bretagne — 19 février 2013 @ 7:20

  3. AUX AILES MIROIR

    Papillons multitude, vous volez : en chemins de feu et non de glace ! La voilure brûlante et la tête dressée. À quels extrêmes des mots vous lisons-nous ? Le nombre que ce jour compte n’est pas compte de mots. Nous ne lirons plus contre le petit ni contre le grand. À nous les fêlures du ciel sous vos derniers courroux…

    Papillons multitude, nous suivons vos chemins aveugles. Nous voilà ! Au glissement des ailes sur la ligne. Au grand murmure des sauts de page. Et puis ce souffle ardent qui vient vers nous et qui se déplie comme le grain sous sa meule de grès…

    Nous vous lisons, ailes miroir… l’œil s’écarquille, la voix s’efface, la main retourne l’essaim prodigue par-delà vos tables de pierre…

    Comment by Cavalier — 24 février 2013 @ 2:27

  4. En 1971, Pierre Perret ouvrait la cage aux oiseaux.
    Vent de liberté.

    En 2013, Lali ouvre l’enveloppe aux papillons.
    Souffle de poésie.

    Comment by Adrienne — 24 février 2013 @ 6:03

  5. Les papillons qu’elle avait dans le ventre prenaient au reçu de cette lettre leur plein essor, et inondaient son coeur du frisson de leurs ailes et de leurs couleurs.

    Comment by Anémone — 24 février 2013 @ 6:38

  6. En 1971, Pierre Perret ouvrait la cage aux oiseaux.
    Vent de liberté.

    En 2013, Lali ouvre l’enveloppe aux papillons.
    Souffle de poésie.

    et

    Pépé invente la délicieuse et célèbre soupe aux Papillons
    Souffle d’un Grand Chef Cuisiner.

    (pardon Adrienne)

    Comment by Pépé de Bruxelles — 24 février 2013 @ 9:13

  7. sacré Pépé 😉

    Comment by Adrienne — 25 février 2013 @ 0:32

  8. J’ai adoré particulièrement ces En Vos mots Papillons. Merci !

    Comment by Chantal — 20 mars 2013 @ 11:12

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