dans la nuit bleue
elle tournera les pages
une à une, peut-être s’arrêtera
d’une phrase surgira son visage
d’un mot l’espace de ses bras
elle relira chaque mot
comme on s’abreuve à un baiser
comme on goûte une peau
quand on apprend le verbe aimer
elle retiendra chaque virgule
se rappellera un vent d’avril
où enroulée dans un pull
il buvait l’eau de ses cils
puis elle fermera les yeux
les mots s’envoleront
dans la nuit bleue
(juin 2008)
*sculpture de Giovanni Ciniselli
Lali, ce sont des mots tellement doux…
Merci.
Comment by Denise — 27 juin 2008 @ 10:06