Lali

23 juillet 2007

Comme s’il s’agissait là du plus beau des cadeaux

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 7:38

sarett

Elle lit chacune des phrases comme s’il s’agissait là du plus beau des cadeaux. Et c’est en effet d’un cadeau qu’il s’agit, puisque la lectrice d’Edith Sarett parcourt avec bonheur la lettre d’une amie, après des mois de silence de sa part. Pas une longue missive, mais juste assez longue pour qu’elle sente la présence de son amie au-dessus de son épaule. Juste assez longue pour que l’essentiel soit là : Je pense à toi. Entre elles, pas besoin d’excuses inutiles.

Car elle a appris au fil des ans bien des choses. Certaines qu’elles a oubliées, d’autres qui se sont gravées comme elle. Sur l’amitié, sur la mort, sur le partage, sur l’amour, sur la distance, sur le silence, sur la vie.

Mais il est une chose qu’elle a retenue. L’amitié est un sentiment qui ne se vit bien qu’en toute liberté. La tristesse gagne celui ou celle qui attend de l’autre, des autres, alors que la joie vient d’une simple manifestion, un appel téléphonique, un courriel ou une lettre. Et celle-ci est d’autant plus grande quand un signe de vie survient, inattendu. Comme ce matin. Où quelques mots ont suffi pour la faire sourire, alors qu’une lettre du pays catalan a traversé l’océan pour aller jusqu’à elle dans ce matin qui n’en est que plus lumineux.

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