Lali

10 décembre 2012

Les BSF ont besoin de vous!

« Lorsqu’une catastrophe humanitaire survient, les premiers secours se portent sur les blessés qu’il faut sauver, sur la nourriture, les abris et les vêtements qu’il faut rapidement fournir aux hommes, femmes et enfants qui en sont souvent démunis. Ces besoins vitaux une fois assurés, très vite cependant, quelque chose manque. Après une catastrophe, il faut également pouvoir lire, écrire et communiquer. »

C’est pourquoi il est si important de signer la pétition L’urgence de lire, mise en ligne par les Bibliothèques Sans Frontières (BSF). Plus de 2000 personnes l’ont déjà signée, mais le mouvement est encore loin des 10 000 signatures visées.

Prenez connaissance de l’appel.

La suite est entre les mains de chacun d’entre nous.

*illustration de Christiane Beauregard

1 décembre 2012

Au nom de la littérature de chez nous

Filed under: Revendications et autres constats — Lali @ 15:11


(illustration de Philippe Béha)

J’ai travaillé en librairie pendant presque un quart de siècle. Dans une VRAIE librairie. Autrement dit, une librairie indépendante. La littérature québécoise était à l’honneur dans toutes les sections, notamment dans la section jeunesse. Plus de la moitié de chacune des deux vitrines était consacrée à la littérature de chez nous. Mon patron y avait cru. J’y croyais aussi. Nous n’étions pas d’accord sur tout, mais nous nous entendions quand il s’agissait de donner sa place à la littérature d’ici.

La gangrène qui s’étale aujourd’hui au grand jour était déjà là il y a 20 ans. Moins évidente. Le père se taisait et n’en faisait qu’à sa tête, embobinant lecteurs, journalistes, éditeurs et distributeurs comme nul autre. Au détriment des écrivains. Le fils aussi n’en fait qu’à sa tête. Mais lui il parle. Et ça va finir par lui coûter cher.

Demain, à 14 h, je serai là. Rue Saint-Denis. Parce que j’appuie Philippe Béha. Et ceux qui l’appuient.

Je ne cesserai jamais de croire en la littérature jeunesse de chez nous.

15 novembre 2012

Lequel?

C’est la question que j’ai eu envie de poser quand j’ai vu le S manquant…

8 septembre 2012

Une journée importante

Filed under: Revendications et autres constats — Lali @ 8:11

En cette Journée internationale de l’alphabétisation, prenez le temps de lire pourquoi elle est si importante pour notre société et comment vous pouvez faire votre part sur la page de l’Unesco qui lui est consacrée.

11 juin 2012

Le livre épuisé

Rarement un titre a-t-il porté autant de sens que Le livre épuisé, un magnifique album signé Frédéric Clément, que l’éditeur n’entend pas réimprimer et qui est considéré comme épuisé depuis 2004.

Or, Le livre épuisé (qu’on peut encore trouver dans certaines bibliothèques, et heureusement), qui relate la rencontre entre un livre échoué sur le sable après un long voyage et un enfant qui veut voir la neige, est un livre qui méritait meilleur traitement que celui-ci.

Comment des livres aussi beaux physiquement et faisant montre d’autant de poésie peuvent-ils tout bonnement disparaître alors que d’autres, souvent insipides mais à saveur commerciale, sont réimprimés ad nauseam? Il y a décidément beaucoup de choses que je ne comprendrai jamais. Ou que je refuse de comprendre.

Le livre épuisé, ponctué de toiles et de photos, est un livre sur un livre. Un livre qui a fait un long voyage. Un livre qui mérite qu’on le respecte. Un livre où il est question du silence, de la beauté, de la nature. Un livre qui apprend à l’enfant à regarder le monde dans ses moindres détails comme autant de richesses.

Un livre inépuisable tant il offre de possibilités. Et pourtant, Le livre épuisé… est épuisé.

10 mai 2012

Quoique

Je n’ai pas eu à lui dire à quel point ses remarques sont insipides, combien, en ce qui me concerne, tout ce qu’il dit tombe à plat, malgré les bouches béantes d’admiration qu’il semble susciter autour de lui. Il s’est éclipsé avant.

Je n’ai pas eu à lui montrer la porte en indiquant que je préférais les phrases de mes livres aux siennes truffées de clichés et de lieux communs empruntés aux émissions de télé ou de radio qu’il semble priser afin de se donner un peu de la culture qu’il n’a pas pour l’étaler sur les plages de son ignorance. Il ne m’adresse plus la parole.

Je n’ai pas eu à lui dire ses quatre vérités, qui seraient devenues dans la bouche de la plupart de ses admiratrices, car sa cour se constitue particulièrement de femmes, des méchancetés, contre lesquelles elles se seraient bien sûr élevées en me donnant tous les torts. Il change de trottoir pour ne pas me saluer.

Se rendre compte que je voyais clair dans son jeu, si tel est bien le cas, est la seule chose qui prouve qu’il n’est pas tout à fait bête. Quoique. Laissez-moi mes doutes.

*toile de Charles Kaufman

9 avril 2012

Décidément!

Filed under: Revendications et autres constats — Lali @ 16:01

Décidément, il n’y a pas une journée où je ne tombe pas des nues! Pas une journée où au hasard de mes promenades sur la toile, je ne trouve au moins une erreur qui ne me renverse. Le plus souvent, c’est dans une phrase au hasard d’une page Web que je trouve une de ces horribles coquilles, pas dans l’en-tête.

Dans le cas de la page Web La santé, rendu facile, où le titre est fautif dès le départ, il y a tout de même une uniformité : des fautes presque à toutes les lignes.

« Soyez au soin des spécialistes les plus reconnus au Canada », nous dit-on, entre autres. À vous de découvrir les autres aberrations pour mieux les soigner.

30 mars 2012

Andy Warhol avait raison

Quand il parlait du fameux quart d’heure de célébrité, Andy Warhol avait raison. Il suffit toujours d’un passage à la télé pour que celui qui a été la vedette pendant quelques minutes soit inondé de courriels et d’appels téléphoniques le félicitant pour ses qualités photogéniques. Si bien qu’il n’est plus question que de cela. Que ça prend la première place dans sa vie, qu’il en oublie même l’essentiel : il était dans l’assistance et non sur la sellette.

Oui, Andy Warhol avait raison. Mais il n’a pas tout dit des humains. D’autres le feront. Moi, je ne fais que constater la chose, un livre ouvert sur mes genoux, tandis que j’entends les exclamations et les bravos qui fusent.

*toile de Patrick Meehan

28 mars 2012

Le faire attendre

Il y a décidément quelque chose qui m’échappe ou alors c’est une nouvelle façon de faire et je n’ai pas été avisée de celle-ci. J’y suis de plus en confrontée, c’est tout.

En fait, j’ai été agacée la première fois que c’est arrivé. Mais je me suis dit que j’étais la seule responsable de ce qui arrivait, que j’aurais dû être plus précise. La deuxième fois, j’ai été très, très agacée. Mais j’ai assumé, puisque ça ne venait pas de la même personne, que je devais manquer de clarté et qu’il faudrait que je corrige la chose. La troisième m’a mise en rogne. Mais vraiment en rogne.

Endossez le costume de quelqu’un qui attend un document. Pour une date précise. Imaginez maintenant qu’à 14 h vous attendiez toujours le document et que vous signaliez la chose à la personne qui doit vous le fournir, laquelle tombe des nues : vous allez l’avoir d’ici la fin de l’après-midi. Laquelle précise aussi que vous n’aviez pas mentionné il y a quatre semaines l’heure à laquelle désiriez le document. Et vous vous dites que quelque chose vous échappe. Qu’un document qui arrive à 17 h est en retard. Mais bon. Il vous faudra vivre avec votre erreur.

Puis, quelques jours plus tard, c’est un autre qui vous fait le coup. Décidément, il va falloir ajouter 9 h à toutes les dates de tombée à venir si vous ne voulez pas attendre un document pendant des heures.

Et pour finir, vous aviez noté à votre agenda un rendez-vous avec une collaboratrice en fin d’après-midi lundi. Celle que vous deviez rencontrer devait vous appeler le jour même afin de régler quelques détails importants, notamment le lieu et l’heure. À 13 h, vous n’aviez toujours pas de nouvelles et aucun moyen de joindre la dite personne. C’est vrai qu’elle n’avait pas précisé l’heure. Vous avez donc tort, comme vous aviez tort d’attendre des documents avant midi.

Depuis, je me dis qu’il me faudra vivre avec cette nouvelle habitude qu’on appelle le faire attendre ou alors, devenir très stricte. Voire inflexible. Je n’ai plus le choix.

*illustration d’Oscar Zubia

14 mars 2012

Constat du jour

Que dire? Que taire? À quel moment et pour quelles raisons ce qui est privé doit-il devenir public? Je me pose souvent la question quand je les entends raconter leur vie dans les moindres détails, de chacune des dents du fils de l’une à la présentation de tous les achats de l’autre, y compris certaines pièces de lingerie qui ne devraient pas, à mon avis, être exhibées dans un bureau.

D’où leur vient ce besoin d’étaler ainsi leur vie? N’y a-t-il rien d’intime et de de secret pour elles? Probablement pas, puisqu’elles utilisent les réseaux sociaux à outrance, y mentionnent leurs déplacements, y publient des centaines de photos et ont toujours à l’œil les pages de leurs 2000 amis pour les commenter. Vous trouvez que j’exagère? Je n’ai pourtant pas cette impression à une semaine du mariage de l’une d’elles qui ne nous a épargné aucune des étapes de ses préparatifs. Les autres semblent si friandes des détails. Or, ça ne m’intéresse pas. Ou plutôt, j’estime que ça ne me regarde pas et que je ne devrais pas être tenue au courant de tout ça. Nous sommes des collègues, pas des amies intimes.

Je suis donc ce midi une fois de plus perplexe. Ce n’est pas la première fois. Et sûrement pas la dernière.

Quand tout a-t-il basculé? Pourquoi la vie privée semble-t-elle avoir disparu au profit de la vie publique?

Plongée dans ma lecture, je tente avec difficulté d’oublier leurs voix.

*toile de Marie Éléonore Godefroid

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