Bien assez tôt
C’est toujours à cette heure que ça lui prend, cette envie de ne pas partir, de rester là dans la demi-clarté. Sans presque bouger. Avec pour seul bruit celui des pages qu’on tourne délicatement. C’est toujours à cette heure qu’elle voudrait ne pas quitter la douceur de son appartement. Et chaque matin, ça la tiraille. Et elle se dit qu’elle devrait se lever encore plus tôt. Pour que sa pause dans la nuit soit plus longue. Mais la liseuse de Robert Sawyers sait que quatre heures et demi, cinq au plus tard, c’est déjà bien assez tôt.