Lali

22 juillet 2012

En vos mots 276

Filed under: Couleurs et textures,En vos mots — Lali @ 8:00

Alors que l’été doucement s’égrène, m’est venue l’envie de vous offrir deux scènes de vacances estivales de l’artiste québécoise Janice Nadeau, récompensée plus d’une fois pour ses illustrations, afin que vous leur donniez vie et nous racontiez en vos mots une histoire inventée de toutes pièces ou un souvenir qui vous est cher. Comme vous l’avez fait pour la toile de dimanche dernier.

Prenez le temps de lézarder, de ramasser des coquillages, d’enterrer votre voisin sous le sable ou de lire le roman que vous avez apporté. Aucun commentaire ne sera validé avant dimanche prochain.

D’ici là, bonne semaine à tous!

5 commentaires »

  1. Ravissantes illustrations, très fraîches…. Je ne connaissais pas. Ni les expressions belges, d’ailleurs !

    Comment by Bonheur du Jour — 22 juillet 2012 @ 14:00

  2. Su la plage tout le monde perd (plus ou moins) de vue ses soucis.
    On bronze. Le soleil met sur les tracas une couche d’oubli.
    On fait des mots croisés, fléchés. Des batailles navales.
    On joue à OXO, aux cartes, au frisbee, aux quilles.
    Tiens, pas de cerf-volant aujourd’hui.
    On lit. On conte fleurette.
    Les gourmands mangent.
    La crème solaire a toujours un parfum de passé.
    La crème glacée aussi.
    On va parfois nager, ou pêcher la crevette.
    On regarde les bateaux.
    On s’évade au pays des rêves.
    Fait-on encore des châteaux de sable? Des fleurs en papier?
    La plage a comme il se doit son allure insouciante.
    Peut-être que certain(e)s remuent de sombres idées, ou pensent au repas du soir à préparer. Mais ça ne se voit pas.
    Tiens en voilà deux tout de même qui parlent de leurs problèmes.
    Mais elles n’ont rien compris ces deux-là, on n’est pas là pour ça!
    Il sera temps ce soir, quand le soleil sera couché et chacun de retour autour de la table ou devant la télé, de râler.

    Comment by Anémone — 24 juillet 2012 @ 14:22

  3. MONOLOGUE D’UN COQUILLAGE

    Je rêve d’une plage déserte
    Où la mer n’aurait d’yeux que pour moi
    Enfoui dans son lit chaud de sable
    Ses vagues caresseraient mon dos
    Et quand l’horizon baisserait l’abat-jour
    Je partirais avec elle faire dériver les bateaux
    Très loin où les touristes se gavent
    De cris, de gras et de soleil de plomb.
    Je rêve d’une plage déserte
    Où on ne me chasserait plus comme trophée de salon.

    Comment by Flairjoy — 26 juillet 2012 @ 9:41

  4. Cette année-là, Cat Stevens ne s’appelait pas encore Ysuf Islam, et il chantait Morning Has Broken à la radio, plusieurs fois par jour.

    Je ne comprenais pas les paroles, mais je savais qu’il parlait d’oiseaux, de soleil, de paradis et d’un jour nouveau. Cela suffisait pour dessiner dans ma tête quelques paroles à mon goût. Et ce doux bonheur de fermer les yeux et de me laisser bercer par sa voix chaleureuse, qui me prenait par la main dès les premières syllabes.

    La dernière fois que j’avais jeté un coup d’œil au ciel, il y avait plein de bleu qui dansait autour de quelques petits blocs de coton blanc, et on aurait dit que quelqu’un, avec un fil invisible, s’était amusé à accrocher plein de moutons. J’avais trouvé cela rigolo.

    Des mots dont je ne percevais, en toile de fond, que le son des voix tantôt joyeuses tantôt bruyantes, semblaient pousser d’un peu partout. Les yeux fermés je faisais tout pour les ignorer et me concentrer sur ces quelques mots, Morning has broken like the first morning, pendant qu’un soleil généreux de fin de juillet caressait ma peau de jeune adolescent rêveur.

    Puis, il y a eu comme un silence. Figé. Comme si quelqu’un avait appuyé sur « pause » et suspendu, sans prévenir, le cours banal et insouciant de la vie.

    J’ai ouvert les yeux. Puis, entre une forêt de jambes dénudées, j’ai aperçu un homme. Il marchait en titubant de douleur, transportant dans ses bras un enfant. Sans vie. Et je n’ai pas pu retenir mes larmes.

    Comment by Armando — 28 juillet 2012 @ 6:47

  5. J’aime bien les mots d’Anémone et de Flairjoy. Oui je suis branché filles, et alors?… ça vous dérange?… Mais quel taré celui-là alors, on dirait que c’est mal d’aimer les filles. Tiens ça sonne bien « c’est mal d’aimer les filles »… Y a peut-être une faute d’orthographe quelque part, mais ça sonne bien. Si, si… Puisque je vous le dis.

    Comment by Pépé de Séville — 29 juillet 2012 @ 8:57

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