La lecture infinie 6
La lectrice du peintre écossais Duncan Grant, aimant Magritte, ne pouvait que longuement s’attarder sur ce poème tiré de La lecture infinie du poète belge Éric Brogniet :
La perspective amoureuse
Nul besoin de clé
pour passer la porte des champs
Il suffit de deux corps enlacés
pour embraser le ciel
Le niveau de la mer
la colline étriquée aux vitres sales
Au point du jour l’observatoire
désert et silencieux
Sont les indices profonds
quand perdurent le désordre et l’absence
d’un état des lieux
contestable
(On entend sourdre la mer
dans la chambre envahie)
(d’après René Magritte)