En vos mots 107
Qui est-elle? Quel est ce livre qui la passionne? Où l’a-t-elle acheté? Toutes ces pistes sont à vous afin de raconter la lectrice de Michele Del Campo en vos mots. Brièvement ou pas. En rimes si ça vous chante. À partir d’une chanson. Comme bon vous semble, quoi, puisqu’il n’y a de règles que de se laisser inspirer par la toile.
Et comme le veut l’habitude, vous avez une semaine pour écrire, puisque les commentaires ne seront validés qu’au moment où j’accrocherai une nouvelle toile afin que vous la racontiez à votre manière.
Puisse celle de ce dernier dimanche d’avril vous inspirer quelques lignes que nous lirons avec grand plaisir dans sept jours!
Méfie-toi des beaux perroquets
Au plumage un peu trop parfumé
Des « I love you » avec l’accent
Qu’on prend pour de l’argent comptant
Méfie-toi des apprentis de Rimbaud
Avec leurs vers menthe à l’eau
Les jolis mots sourire aux dents
Ne font pas les bons sentiments
Mais ne t’en fais pas petite sœur
T’as une place dans mon cœur
Et tous ces enfants de putain
Ne méritent pas ton chagrin
Méfie-toi des chanteurs de tango
Qui te disent qu’ils sont beaux
Que tu es une femme chanceuse
Et qui te promettent une vie merveilleuse
Méfie-toi des regards perçants
Un peu désuets et hors du temps
Trop de brillantine dans les cheveux
Ne rime pas trop avec heureux
Mais, ne t’en fais pas petite sœur
T’as une place dans mon cœur
Et tous ces faiseurs de chagrin
N’auront pas le mot de la fin
Méfie-toi d’un amour docile
Qui s’installe à ton domicile
Et qui vivra à tes dépends
Parce que toujours à cours d’argent
Méfie-toi des montres en or
De la belle voiture dehors
Qui, comme il dit, attend
La belle au bois dormant
Mais, ne t’en fais pas petite sœur
Un jour la voix de ton cœur
Te guidera vers celui
Qui t’as choisi pour la vie…
Comment by Armando — 2 mai 2009 @ 3:35
Cela faisait des mois que Kim attendait son visa pour la Suisse. Elle l’a enfin reçu !
Kim souhaite devenir médecin. Elle a commencé ses études au Japon. Très douée pour les langues, elle décide de venir à Zürich et ensuite en Suisse romande. Son inscription à l’Université de Zürich est faite depuis plusieurs mois et aujourd’hui, c’est le grand jour.
Son premier jour dans sa famille d’accueil. Après un très long voyage et après avoir déposé ses bagages dans une consigne, elle attend sur un banc de la gare de Zürich que le chef de sa famille d’accueil vienne la chercher.
Certainement que Monsieur s’attend peut-être de trouver une jeune fille en kimono mais c’est une étudiante très moderne qu’il va rencontrer.
Kim ne perd jamais son temps et a toujours dans son sac son livre de médecine qu’elle lit et relit, des cahiers dans lesquels elle note tout ce qui l’intéresse et surtout toutes les injustices qu’elle voit. L’examen d’entrée est pour la semaine prochaine. Il lui faut donc le temps de faire connaissance avec sa nouvelle famille, visiter un peu Zürich, situer l’Université, se repérer dans la ville et aussi écrire à sa famille pour la rassurer. Elle a tant de choses à raconter de son voyage.
Venue de son pays natal, Kim n’a jamais accepté l’injustice, la pauvreté, la maladie, le manque de soins. Pour payer ses études et s’acheter des vêtements modernes que ses parents ne pouvaient pas lui offrir elle faisait certains travaux dans une fabrique le soir en plus de ses cours dans la journée. Fille de paysans de cinq enfants, elle a vu ses parents travailler du matin au soir pour nourrir sept bouches. Petite, elle faisait beaucoup de cauchemars. Voir ses parents travailler de la sorte la rendait très triste. Mais comment faire dans un village où la pauvreté était journalière et presque sans aide de l’Etat ?
Kim devait avoir une bonne étoile au-dessus d’elle car c’était une élève brillante et elle ne remerciera jamais assez ses parents de lui avoir enseigné la justice, l’intégrité et la valeur de la vie. Un jour, elle a fait le serment de devenir médecin afin de venir en aide aux plus démunis. Son rêve est de devenir médecin et d’avoir la possibilité de pratiquer dans le monde entier. Bien sûr, cela demande des sacrifices, de gros sacrifices mais c’est le vœu le plus cher de Kim.
En quittant ses parents et son pays, il y a eu beaucoup de larmes mais Kim savait que c’était pour la bonne cause. Elle l’a dit à ses parents mais elle leur écrira pour leur répéter encore et leur dire combien elle les aime.
Depuis plusieurs mois, Kim avait écrit cette citation à la dernière page d’un de ces cahiers dans le but de l’envoyer à ses parents lorsqu’elle aurait réussis tous ses examens…
« L’éducation n’est, en somme, que l’art de révéler à l’être humain le sens intime qui doit gouverner ses actes, préparer l’emploi de ses énergies et lui communiquer le goût et la force de vivre pleinement. »
(Henry Bordeaux)
Comment by Denise — 2 mai 2009 @ 16:51