En vos mots 100
Quelle aventure que celle d’En vos mots dont c’est la centième édition ce dimanche. Un anniversaire que les lecteurs de l’artiste Bonnie Steinsnyder ont tenu à souligner à leur façon, puisque sont réunis sur les tablettes les textes inspirés par 99 tableaux.
Et pour cette centième édition, l’invitation habituelle vous est faite, à savoir celle d’écrire à partir de la toile, bien évidemment, comme vous le faites chaque dimanche. Ou de vous amuser à relire les textes publiés afin de proposer des relectures de ceux qui vous semblent plus marquants que d’autres ou qui vous touchent plus particulièrement.
Autrement dit, un En vos mots comme vous l’entendrez. Créatif, nostalgique, ou les deux, le choix d’écrire un texte ne vous empêchant nullement de poster un deuxième billet avec vos choix.
Bon anniversaire, bon dimanche et bonne semaine à vous tous!
Étudiants, fidèles et curieux s’étaient donné rendez-vous ce matin là chez la libraire. Voilà qu’En vos mots en arrivait à son centième numéro. Pratiquement deux ans d’existence.
Deux ans que chaque semaine, elle venait déposer une histoire, un poème. La trace de ses mots. Une trace douce et légère, parfois nostalgique, mais qu lui rassemblait tant.
On croyait la connaître, mais au fond personne ne savait que ses mots. Pas plus. Le reste n’était que divagations. Des histoires qu’on se raconte parce qu’on ne sait pas comment meubler son ignorance.
On la disait pleine d’humour, douée, taquine, rieuse ou joueuse, ouverte aux autres et encore toutes ces bonnes qualités qui font que l’appeler vieille dame indigne tient de la tendresse des mots rares, qu’on n’ose que quand les gens vous accompagnent dans vos pensées et évoquent en vous un sourire de bien-être.
Ce matin-là je m’étais réveillé heureux. Je crois que plus heureux que les autres matins. Et il y avait une raison.
J’allais l’attendre chez la libraire. J’allais enfin voir à quoi pouvait ressembler celle qui semaine après semaine, par fidélité, inlassablement, écrit dans un coin de sa solitude. Je devinais son sourire à remettre son centième exemplaire d’En vos mots. Je devinais son envie de lire l’autre texte de son compagnon d’écriture. Le seul, qui comme elle, avant répondu chaque semaine présent. Parce que plus qu’une habitude, l’écriture d’En vos mots était devenu un rendez-vous. Une sorte d’affinité.
Et moi j’allais enfin pouvoir regarder la tendresse de ses mots…
Comment by Armando — 9 mars 2009 @ 12:07
TERMINUS
« Cent fois sur le métier remettez votre ouvrage ».
La centième fois est arrivée, c’est ma voie de garage.
Mon train était parti de la gare Du Partage;
Je descends maintenant à la gare Centième Page.
Aurevoir les amis!
Grand Merci chère Lali!
Flairjoy
Comment by Flairjoy — 10 mars 2009 @ 7:49
Maman, regarde tout ce monde devant et dans cette librairie ! Oui, Jérémy, c’est justement là que je t’emmène cet après-midi, c’était une surprise.
Woahh, super maman et est-ce que je pourrais aller au rayon des BD ? Bien sûr mon chéri.
S’il y a tant de monde aujourd’hui, c’est à cause d’un anniversaire. Paraît-il que le « pays de Lali » fête sa centième édition de « En vos mots ». Je vais essayer de trouver un coin avec une chaise et je vais feuilleter et lire quelques billets. Pas tous, bien sûr, sinon nous sommes là encore demain. Jérémy, prends tout ton temps. Tu me trouveras à l’étage au-dessous des BD. Ensuite nous irons boire un bon chocolat chaud à la cafétéria.
Tu peux choisir une BD qui te fait plaisir puisqu’aujourd’hui, c’est un grand jour.
A tout à l’heure Jérémy.
Francine, la maman, se dirige d’un pas léger pour atteindre le rayon en question, joue un peu des coudes, pardon Monsieur, enjambe les pieds de jeunes assis par terre et la voilà devant la table avec toutes les éditions. Elle prend un livre et s’assied pas trop loin.
Comme elles sont belles ces reliures de différentes couleurs. C’est très gai.
Voilà déjà deux heures de temps que Jérémy et Francine sont dans leur rayon respectif…
Ils ne voient pas le temps passer. Jérémy est dans son monde de BD et heureux de faire son choix.
Quant à Francine, elle n’a pas encore levé les yeux de « En vos mots ». Cela lui donne envie et elle se dit : il faudra aussi que je me mette à écrire. Ces histoires et poèmes sont tellement beaux comme ces deux poèmes que j’aime beaucoup,
En vos mots 88
La lumière du feu sculpte l’ombre des choses,
Elle fait danser les blancs et fait briller le soir,
Caresse des mystères partout où elle se pose,
La lumière du feu peint des lueurs d’espoir.
Flairjoy
Commentaire par Flairjoy — 16 décembre 2008 @ 6:06
En vos mots 26
Se perdre dans les pages jaunies
Oublier le monde autour de soi
Réveiller tous ces mots endormis
Oubliés depuis longtemps parfois
Boire des mots comme de l’eau
Dans la fontaine d’autres temps
Apollinaire, Hugo, Rimbaud,
Langevin, Garneau ou Nelligan
Dans le secret muet de ses toiles
Chagrins d’hier ou bien d’amour
Des souvenirs rose un peu pâle
Viennent parfois lui tourner autour
Mais elle s’oublie loin des regards
Dans les pages d’un livre oublié
Quelques mots et ses rêves épars
Lui redonnent l’envie d’être aimée
Et puis qu’un jour pas si lointain
L’automne s’habille de couleurs
Pour qu’eux, main dans la main
Se parfument de quelques bonheurs
Commentaire par Armando — 13 octobre 2007 @ 23:55
Et tant d’autres aussi…
Et voilà, Jérémy arrive avec un sourire jusqu’aux oreilles et sa BD sous le bras. Il est certain d’avoir fait le bon choix.
Maman, on va boire un chocolat ? Oui, on y va mon chéri. Il a fallu à Francine un certain temps pour se remettre de toutes ces histoires. Avant de partir, elle ira demander à quelle date sortira le « volume entier et relié » de « En vos mots » avec pour chacun de « En vos mots » les toiles imprimées.
Pour bien faire, je vais le commander tout de suite…
« La conscience des mots amène à la conscience de soi : à se connaître, à se reconnaître. »
(Octavio Paz)
http://www.youtube.com/watch?v=D6jrkF2aUYk&feature=related
Très bon anniversaire Lali pour cette centième édition et un merci tout chaleureux de nous faire une petite place dans ton beau pays. Merci pour ta générosité !
Comment by Denise — 14 mars 2009 @ 11:14
En vos mots 60 d’Agnès
» Le livre est peut-être
la perte de tout lieu ; le non-lieu du lieu perdu. » ( Edmond Jabès )
Lente déclosion
on traverse des terres obscures
des zones où l’âme s’expose.
On porte haut ce qu’on aime.
Pensées où les éboulis sont libres, langue sèche
hiatus entre réalité et songe.
Tant de naissances pour être soi !
Tant de jours âpres
de peurs à contenir
de brisures à colmater.
Eternel saltimbanque
de pirouettes en retournement
jusqu’à l’acmé,
on se cogne.
Voix trop fluette malgré le cri
intense
de l’intérieur,
on a des cailloux dans l’âme
ou dans la gorge.
Crainte soudaine de sombrer
dans le tumulte composé.
On craint l’avalement
la nuit
sans fond.
Comment by chantal — 14 mars 2009 @ 17:18
En vos mots de Reine
Lire, c’est prendre un train.
On prend le billet comme on prend un livre. On rêve sur le titre comme sur le nom de Venise, de Prague ou de Florence. On imagine à partir de ce que les autres nous ont dit comme l’on rêve sur les photos qu’ils nous ont montrées. Certains périples sont décevants et l’on descend en marche, même si cela ne se fait pas. Le train parfois bloqué est comme le livre abandonné sur un coin de table. Le premier regagnera sa gare de départ et le second son étagère.
Mais qui n’a pas connu ces voyages que l’on voudrait poursuivre indéfiniment comme ces romans dont on voudrait pouvoir encore tourner les pages !
Qui n’a pas connu le voyage qui a changé sa vision du monde, comme un livre peut modifier le cours d’une vie au risque d’être mortel comme un déraillement…
Et qui n’a pas connu ce moment où le train roule avec régularité nous transportant vers un lendemain qui est attente ou désir comme celui auquel nous aspirons à travers les lignes.
Lignes… mot commun aux livres et aux chemins de fer, qui nous conduit vers un ailleurs : les autres, pour nous laisser à destination : nous-mêmes.
Commentaire par Reine
En vos mots 51
Comment by chantal — 14 mars 2009 @ 20:59
Il est parti la laissant seule, désemparée dans ce petit café où ils s’étaient donné rendez-vous.
Après le repas, ils ont eu des mots. Ils n’arrivaient pas à se mettre d’accord sur un sujet.
Le mariage !
Lui, désirait l’épouser et Gina n’était pas encore sûre. Pas sûre d’elle. Elle voulait encore attendre.
Restée seule à table, Gina sorti son livre de son sac pour se donner une contenance mais visiblement, elle ne lisait pas. Son regard en dit long sur ses pensées. Comme son regard est triste.
Pourquoi, mais pourquoi se dit-elle, a-t’il fait cela. Pourquoi est-il parti ? Il sait que je l’aime et il n’a jamais douté de mes sentiments alors pourquoi ?
Il va revenir, j’en suis persuadée. Cette réaction ne lui ressemble absolument pas.
Pourquoi n’a-t’il pas compris que j’avais encore besoin de temps pour me faire à cette idée ?
Nous en avions déjà parlé et il semblait pourtant d’accord ?
Tous ces “pourquoi” dans la tête m’anéantissent.
Gina resta longtemps ainsi figée, le regard dans le vague et le cœur lourd.
Son cœur battait très fort, son cœur lui faisait mal mais comme Gina est d’un tempérament optimiste, elle se dit : il reviendra, oui il reviendra ce soir. Il ne peut en être autrement. Il me prendra dans ses bras et je lui dirais que je l’aime. Je lui dirais mille fois s’il le faut.
En vos mots 55 de Denise
Comment by chantal — 14 mars 2009 @ 21:03
En vos mots 57 de Flairjoy
DÉSIR D’AILLEURS
On a beau se sentir aimé et protégé
On se projette quand même dans d’autres paysages.
Dans toutes les histoires qui nous sont racontées
On se voit dans la peau d’un autre personnage.
On n’est jamais comblé, il nous faut toujours plus;
Et notre long périple se fait de pages en pages.
Jusqu’au jour où on voit notre course sans but
Reprendre un second souffle devant une simple image.
Un va et viens de vagues au creux d’un coquillage,
Un pépiement d’oiseau dégringolant du nid,
Une brise poussant un rideau de nuages,
Un envol d’oies blanches vers un autre pays.
Le monde alors s’étale dans toute sa beauté
Mais présente une chose qui semble insurmontable:
Un désir d’ailleurs, un voeu de liberté,
Ce qu’une mère en fait présume insupportable.
Comment by chantal — 14 mars 2009 @ 21:06
En vos mots 59 de Armando
Parfums de rêves, couleur lavande
Au gré des histoires qu’on décrit
C’est Vasco da Gama vers les Indes
Le Petit Prince de Saint-Exupéry
C’est un mouton qu’on dessine
En oubliant dans un coin son glaive
C’est l’envie qu’une belle héroïne
Vienne faire partie de son rêve
C’est Marco Polo à travers l’Asie
Juliette qui attend sur son balcon
C’est entre les lignes qu’on lit
Que les héros portent son nom
C’est D’Artagnan qui range son épée
Mozart qui fait éclater son génie
C’est le ciel bleu d’un livre oublié
Un oiseau qui s’envole dans l’infini
Comment by chantal — 14 mars 2009 @ 21:09
En vos mots 25 de Flairjoy
Le livre gît sur ses genoux,
Elle est si loin de nous.
L’auteur attend persévérant,
Sans se sentir jaloux
Que son regard fuit le mirage
Pour revenir à lui;
Et qu’il poursuive son ramage
Jusqu’en bas de la page.
Mais les yeux ne reviennent pas
Sur le livre d’images.
Mais les yeux ne reviennent pas,
Sont partis en voyage…
Comment by chantal — 14 mars 2009 @ 21:13
En vos mots 26 de Armando
Se perdre dans les pages jaunies
Oublier le monde autour de soi
Réveiller tous ces mots endormis
Oubliés depuis longtemps parfois
Boire des mots comme de l’eau
Dans la fontaine d’autres temps
Apollinaire, Hugo, Rimbaud,
Langevin, Garneau ou Nelligan
Dans le secret muet de ses toiles
Chagrins d’hier ou bien d’amour
Des souvenirs rose un peu pâle
Viennent parfois lui tourner autour
Mais elle s’oublie loin des regards
Dans les pages d’un livre oublié
Quelques mots et ses rêves épars
Lui redonnent l’envie d’être aimée
Et puis qu’un jour pas si lointain
L’automne s’habille de couleurs
Pour qu’eux, main dans la main
Se parfument de quelques bonheurs
Comment by chantal — 14 mars 2009 @ 21:25
En vos mots 21 de Armando
Elle est là. Silencieusement assise au milieu de ce grand jardin. Sous le va-et-vient des passants qui la regardent sans s’arrêter, tellement ils sont habitués à tous ces gens, assis par terre, qui lisent pendant des heures, sans lever les yeux de leurs bouquins.
Moi je me suis arrêté. Je ne sais pas pourquoi. Une envie. Une pulsion. Un air de quelque chose qui n’était aussi paisible qu’un regard fortuit pouvait le laisser le croire. Quand on regarde vraiment.
Depuis une demi-heure que je suis là. Sans dire un seul mot. Je ne sais pas pourquoi, mais une envie de m’arrêter. Une pulsion ou intuition.
Je l’observe avec la certitude que quelque chose le chagrine. Comme une absence. Comme un début d’existence nouvelle qui s’est profilée à l’horizon et qui aurait suspendu son envol, telle une colombe blessée.
Probablement ce qui lui chagrine n’est pas de se trouver seule. Comme si elle savait qu’elle ne serait plus vraiment seule désormais. Elle sait qu’elle a traversé tous les déserts pour arriver jusqu’à celui qu’elle n’attendait plus. Depuis si longtemps. Qu’elle avait déjà oublié qu’un jour elle l’avait tant attendu.
Probablement que ce que la chagrine ce sont tous ceux qui la rejettent sans raison. Juste parce qu’elle aime. Elle n’attendait rien d’eux. Ni bienveillance. Ni amitié. Encore moins de l’amour. Elle ne comprend pas leurs regards fuyants, leurs mains distantes, ces regards craintifs et inquisiteurs qui méprisent son amour. Un fossé invisible entre eux et leur amitié qu’elle croyait tellement forte et capable de surpasser toutes les mesquineries.
Elle est là. Assise. Enfermée dans tous ces silences qu’elle a su semer dans son cœur. Pour être a l’abri des autres. Tous les autres qui la pointent de leur regard haineux. Comme si aimer était un crime sordide ou malsain.
La société a toujours besoin d’asseoir des gens sur un banc. Il y a toujours une raison. Celle du plus faible. Celui qui fait les frais de la bêtise collective.
Puis probablement ce que lui chagrine est l’incertitude de la suite de son histoire. Qu’elle rêve belle. Comme un dernier rêve, que effacerait tous ces autres rêves douleureux, endormis, presque oubliés, enfuis dans le tiroir crasseux du temps.
Elle est là. Assise. Les jambes croisées. La tête penchée en avant.
Les gens passent, réduisent leur cadence, comme étonnés de la voir figée, comme ça, au milieu du jardin, comme si elle était assise au milieu du monde sans faire attention.
Ils sourient. Échangent parfois des murmures et puis se remettent à marcher comme avant. D’un pas pressé. Comme s’ils avaient peur de se trouver hors du temps. L’espace d’un instant.
Personne, à part moi, ne semble pas s’être aperçu que depuis une demi-heure, elle ne bouge pas. Ses yeux sont fixes dans le vide d’une page perdue dans un livre d’une histoire qu’elle voudrait faire sienne.
Personne, à part moi, ne s’est aperçu qu’elle n’entend plus les oiseaux chanter. Que le vent ne la distrait pas de son livre. Personne, à part moi, ne s’est aperçu que depuis une demi-heure elle ne tourne pas la moindre page. Elle est seule. Terriblement seule. Elle ne lit plus. Elle pleure. Elle est digne. Et le monde qui l’entoure a perdu un peu de son éclat.
Comment by chantal — 14 mars 2009 @ 21:31
En vos mots 68 de Denise
En fait, Vincent ne lit pas de livre. En réalité, il étudie car demain est un grand jour pour lui. Il passe son examen de médecine, chirurgie.
Depuis tout petit, cela lui tient à coeur. Il a déjà vu tellement de détresse et de malheur autour de lui qu’il veut venir en aide à son prochain. Il travaille ses cours presque jours et nuits.
Il dort très peu voulant absolument réussir. Au début, ses parents l’ont aidé financièrement mais cela devient très difficile pour eux. Il y a quelques mois, Vincent a demandé d’obtenir une bourse pour continuer ses études et il l’a obtenu.
Ce n’est pas évident tous les jours. Il a mis sa vie entre parenthèse pour quelques années. Fini les sorties avec les amis, fini les concerts, fini les voyages et surtout, pas d’attachement. En aucun cas, il veut faire souffrir un cœur. Son vœu, devenir chirurgien. Un grand chirurgien. Il souhaite venir en aide aux enfants blessés par accidents. Au fond de lui, il sait qu’il réussira mais le chemin est long. Il devra réussir encore deux semestres.
Qu’à cela ne tienne. Vincent est fort dans sa tête. Lorsqu’il aura tout réussi et qu’il sera devenu un chirurgien renommé, il veut absolument rembourser la dette qu’il a envers ses parents.
C’est grâce à leur aide s’il a pu choisir médecine et chirurgie.
C’est un homme merveilleux, apprécié de tous.
Dans un coin de sa tête, lorsque parfois les journées s’assombrissent teintées de lassitude, il a toujours cette citation que sa grand-maman lui disait de temps en temps…
“Après le verbe “aimer”, “aider”, est le plus beau verbe du monde.
Bertha von Suttner
Comment by chantal — 14 mars 2009 @ 21:39
En vos mots 84 de Reine
Demain… dimanche.
Je vais aller faire mon marché : un petit bouquin de poèmes en hors-d’œuvre, avec un peu d’exotisme si jamais il y a quelques Ethiopiques. Un roman par personne, cela suffira s’il est tendre et de qualité, et je le ferai mijoter avec quelques essais ou quelques récits autobiographiques pour qu’il ait une saveur un peu originale. Ah ! Il ne faut pas que j’oublie les recettes de grand-mère : un bon plat traditionnel et qui tient au corps par ces temps de froidure : quelques Lettres, Contes ou Caractères donneront de la tenue à l’ensemble. Une petite sauce sauvage à la rimbaldienne pimentera bien quelques biographies sulfureuses que nos grands toqués savent si bien nous concocter.
Une vieille édition d’Alcools ou quelques grands crus baudelairiens à moins que l’eau claire de la Sorgue ne rafraîchisse davantage… je verrai…
Qui sait ce que je vais trouver en allant au marché du livre à Montréal (Non, pas le Salon du livre ! Lali a dit : « foire », comme on dit « Foire aux truffes » dans le Périgord ! ) mais si je trouve un bon producteur, caché derrière le quinzième stand de l’allée 23, près du distributeur de boissons froides et chaudes ou sodas… Sûr que je lui achète une de ses salades, elle sera toute fraîche, comme je les aime !
Comment by chantal — 14 mars 2009 @ 21:45
Bonjour à tous les petits amis..
Je ne laisserai pas passer ce centième « En vos mots » sans vous dire le plaisir que j’ai à lire vos mots toujours empreints d’Amour, d’Amitié, et plein d’humanité ! Admirative aussi de votre talent aux styles si différents certes, mais qui renferment tant de richesses du coeur !!! Un GRAND MERCI à tous ainsi qu’à LALI… qui permet ce partage au delà des frontières ! Comme Lali le proposait.. j’ai relu avec beaucoup d’émotion… toutes vos créations publiées et je pense que vous n’aurez pas de mal à imaginer le nombre incalculable d’hésitations à choisir un texte plutôt qu’un autre !!!
De tout coeur, je vous souhaite un doux dimanche et BON ANNIVERSAIRE à « En vos mots » et à vous tous, qui le faites vivre !
Sincère amitié et nuage de bizzzzz de Chantal
Comment by chantal — 15 mars 2009 @ 6:31
Joyeux 100e les amis(es)!
Comme j’ai lu de jolies histoires et de délicieux poèmes dans cette catégorie!
J’ai pleuré et j’ai ri et je me suis aperçu (malgré mon jeune âge) que lorsqu’on donne de la place à l’écriture elle s’en donne à coeur joie!
Je souhaite pour ce 100e anniversaire que plusieurs autres écrivains professionnels ou en herbe y déposent leurs mots pour faire vivre cette page du dimanche encore cent semaines et plus et profiter (comme Flairjoy l’a fait) d’un espace d’écriture empreint de liberté.
Merci Lali pour ton si chaleureux accueil! XOX
P.S. Est-ce qu’un ourson peut mettre quelques fois sa griffe dans cette catégorie?
Comment by Puff — 15 mars 2009 @ 9:40
Oh oui, un ourson peut laisser sa griffe, Puff, et même cent fois, comme Flairjoy!
Comment by Lali — 15 mars 2009 @ 9:42
Quelle belle idée, Chantal ! Tous ces mots déposés, graines semées au pays de Lali en ce printemps qui s’annonce souriant…
Un grand bonjour d’amitié à vous tous !
A tout bientôt, quand je serai plus libre… Si si, ça peut arriver… un jour ! 😉
Comment by agnès — 16 mars 2009 @ 8:59