En vos mots 848

Que diriez-vous de plonger dans un livre cette semaine? C’est ce que vous propose l’illustratrice Oksana, à qui l’on doit cette scène livresque et rafraîchissante.
Comme le veut l’habitude, aucun commentaire ne sera validé avant dimanche prochain. Vous avez donc sept jours devant vous pour donner vie à cette image. Il n’y a donc aucune urgence.
Prenez donc le temps de lire les textes déposés sur l’illustration de dimanche dernier, et de les commenter si vous le souhaitez, avant de plonger!
C’est avec plaisir que nous vous lirons dans une semaine. D’ici là, bon dimanche et bonne semaine à tous les envosmotistes et à celles et ceux qui les lisent.
Je me trompe sans doute, mais je suis persuadé qu’on pourrait se retrouver. Et s’embrasser, à nouveau. Comme avant. Avec la tendresse de ceux qui s’aiment pour toujours. Au-delà des silences. Même si…
Il me revient le souvenir d’un lion qui veillait sur son sommeil et d’un tableau de Colville où elle s’imaginait à la place de la femme étendue sur le sable, près d’un amant qui semblait lui promettre de l’aimer jusqu’à la fin des temps.
Puis des livres partout. Des livres qu’elle avait lus. Qu’elle voulait lire. Et quelques-uns qu’elle lirait. Peut-être. Si d’autres ne venaient les devancer. Les bouquins, c’est toujours comme ça. Ceux qu’on lit nous incitent à en lire d’autres qu’on n’avait pas prévu lire et qui deviennent inévitables.
Et puis, il y avait Laura Adler et Stefan Bollmann. Les femmes qui lisent sont dangereuses. Je me souviens lui avoir demandé : « Toi. T’es dangereuse?… » « Si tu savais », m’avait-elle répondu en m’embrassant longuement. Si longuement que le temps s’était égaré dans une course sans autre issue que celle vers sa peau douce et intime.
Je me souviens avoir rincé ses cheveux comme dans Souvenirs d’Afrique. Et sa chair faible est fougueuse. Et aimante.
À la tombée du jour, elle m’a dit : « Il faut absolument que je plonge dans ma lecture. Une demi-heure. Puis je serai toute à toi. »
Depuis, chaque fois que je l’entends dire qu’elle va plonger dans un livre, je ferme les yeux. Je souris. Et je la vois. Plonger. Heureuse. Et je l’attends….
Comment by Armando — 23 juillet 2023 @ 10:42
Que de plongeons acrobatiques pour être nommé chef du Pentagone
Quand ils jaillissent de l’aire
En indiennes queues leu leu
Là de gros pingouins
Filant au fond du plongeoir
Le chef en avant
Embrassent avant de sonder
L’onde en pleine face
Dans de lourds sauts périlleux
Freinant grave leur albédo
Pour ne pas …
Être le pingouin qui glisse le plus loin
…
Comment by Cavalier — 25 juillet 2023 @ 3:35
Je plonge
Dans la vie tissée au cordeau
Au travers des pays sages
En rage
Au couteau gainé et pris dans les rochers
À la brise qu’emportent les cigognes
Borgnes
Voilà : je plonge
Au miroir sans tain
À la traversée sans bris de glace
Comme un lac empli de foules étranges
Comme une terre tassée de mille nuées ardentes
Je suis le chemin
Du soir au matin, je crie à la nuit
Et je patauge dans les rêves circulaires des mortels
Des monstres du mensonge
Aux images muettes qui hurlent à mes oreilles
Qui me font perdre le souffle de mes jours …
Et m’étouffent chaque nuit.
Comment by Ffup de Bretagne — 25 juillet 2023 @ 18:17
Je pense vaguement
Reprendre la nage
Comme dans mon roman,
Comme mon personnage.
J’en caresse l’idée, très simplement,
Quand ma main effleure parfois l’onde,
Comme on pense parfois un peu frileusement
Qu’on partirait bien conquérir le monde.
Dans une piscine,
Un lac, un étang.
Là-bas près des ruines,
Ou dans l’océan.
J’y pense par vagues
Et moins vaguement.
Voilà que je nage
Moins évasivement.
Une initiation
Par la natation
Pour mon personnage.
Une initiation
Par la natation,
Et temps de me fondre à mon personnage.
Comment by anémone — 27 juillet 2023 @ 8:05