En vos mots 573
Vous ai-je déjà dit que j’adore les cactus? Je ne crois pas.
Est-ce votre cas aussi? Je l’espère. Car, ainsi, l’illustration de Magali Borel que je vous propose aujourd’hui vous plaira et vous inspirera. Et nous aurons ainsi le bonheur de vous lire dimanche prochain à l’occasion de la validation des textes reçus.
D’ici là, prenez le temps de lire les textes déposés sur la toile de dimanche dernier tout en mangeant du chocolat. C’est Pâques, non?
Rendez-vous dans une semaine pour la suite!
La couleur vibre et abonde
Dans ce pays où les Indiens
Dans cette belle partie du monde
Tissent la laine et le crin.
Les cactus forment le décor,
Et le ciel n’est qu’azur sans ombre.
Le sable et la lumière sont d’or,
Seuls les yeux des paysans sont sombres.
Leur histoire n’a rien de frivole,
Avec force ils se sont battus,
Pour vivre de leurs maigres récoltes
Et rester sur leurs terres, vaincus.
Dépossédés, ils s’accrochent encore
A ces villages qui les ont bercés.
Un Indien moderne: bel oxymore,
Quand leur culture se conjugue au passé.
Peu d’écrits, des traditions orales.
Des préceptes, conseils et légendes.
Des plantes, avant tout médicinales.
Et des maisons bâties sur les pentes.
Quelques livres, de sagesse notable,
Captivent encore les initiés,
En hommage aux tribus mémorables
Qui ont ici posé le pied.
Dans ce pays où les Indiens
Dans cette belle partie du monde
Tissent la laine et le crin,
Et où une lumière d’or abonde,
Les cactus forment le décor,
Et le ciel n’est qu’azur sans ombre.
Les jours de rouge se colorent.
Seuls les yeux des paysans sont sombres.
Comment by Anémone — 4 avril 2018 @ 13:59
Ceux qui lisent sont souvent loin
Dans des îles aux fruits juteux
Ou bien dans le désert mexicain
Où il y a d’autres comme eux
Et ceux qui tournent autour
Avec leurs chansons inachevées
N’atteignent jamais la tour
Derrière laquelle ils se sont clôturés.
Comment by Armando — 8 avril 2018 @ 2:41