Un dimanche avec Paul Valéry 1
Quand elle a réalisé que c’est le 28 octobre 1871 que naissait le poète Paul Valéry, la jeune femme peinte par Harry Wilson Watrous s’est empressée de sortir des rayons son anthologie publiée sous le titre de Poésies. Pour ce dernier dimanche d’octobre, elle allait envoyer un poème de Paul Valéry à quelques-unes de ses correspondantes, en commençant par celui-ci :
Au bois dormant
La princesse, dans un palais de rose pure,
Sous les murmures, sous la mobile ombre dort,
Et de corail ébauche une parole obscure
Quand les oiseaux perdus mordent ses bagues d’or.
Elle n’écoute ni les gouttes, dans leurs chutes,
Tinter d’un siècle vide au lointain le trésor,
Ni, sur la forêt vague, un vent fondu de flûtes
Déchirer la rumeur d’une phrase de cor.
Laisse, longue, l’écho rendormir la diane,
Ô toujours plus égale à la molle liane
Qui se balance et bat tes yeux ensevelis.
Si proche de ta joue et si lente la rose
Ne va pas dissiper ce délice de plis
Secrètement sensible au rayon qui s’y pose.
Un beau dimanche en perspective !
J’adore les poèmes de Paul Valéry. De plus, les peintures que tu as choisies pour les accompagner sont magnifiques.
Bon dimanche, Lali.
Comment by Chantal — 30 octobre 2016 @ 7:13
Tous ses rêves virevoltent autour d’elle.
Avec lequel va t’elle s’envoler?
Ils sont plus beaux les uns que les autres.
Car ce ne sera plus un rêve mais de la réalité
Alors vaut mieux rester dans le doux Monde des rêves
Pierre
Comment by 10Douze27 — 30 octobre 2016 @ 13:51