Dommage

Il n’est pas de livres que j’entame autrement qu’avec enthousiasme, car aucun ne m’est imposé. Il s’agit toujours d’un choix en raison du sujet, de l’auteur ou de l’auteure, du résumé, d’une critique ou d’un conseil de quelqu’un de mon entourage dont je partage les goûts. Dans le cas du Pianiste de la Nouvelle-Orléans, c’est le sujet qui a été le déclencheur.
C’est donc prête à me laisser emporter par ce long roman (près de 500 pages) que je me suis attaquée à cette histoire mettant en scène un journaliste chargé d’écrire un article portant sur une légende du jazz à la demande du fils de celui-ci. Ce qui s’annonce comme une véritable chasse aux indices afin de construire une histoire solide devient rapidement une quête qui n’en finit plus, avec des répétitions, des détours inutiles et des longueurs, mais des longueurs.
Pourtant, Paul Couturiau tenait là un bon filon. Un très bon, même. Le jazz. La Nouvelle-Orléans. Les rapports entre les êtres. Les non-dits. Une enquête. La reconstruction d’un personnage. Tout était là. Mais pas le rythme, alors que ce roman tourne autour de la musique. On piétine, tant dans des détails sans intérêt que dans des trémas sur des i alors que des points auraient été bien suffisants. Du coup, le livre nous tombe hélas souvent des mains.
Dommage. J’aurais tant aimé vous dire que ce roman est inoubliable. Ce n’est pas le cas.