Lali

23 août 2013

Nuits de l’âme 8

Opus 62 no 1, si majeur

Il est des soirs
Où se dévide l’âme
Des fils des songes
Que la vie a tissés

Arachnéenne sœur
Tisseuse de rêves

Au cœur du grand esprit

Jean-Yves Clément, Nuits de l’âme

Nocturne Opus 62 no 1, si majeur interprété par Maurizio Pollini :

*choix de la lectrice de Carl Vilhelm Holsoe

Un roman qui laissera peu de traces

Filed under: À livres ouverts — Lali @ 19:00

Nombre de romans ont de bonnes intentions au départ; Retour d’outre-mer est de ceux-là. Avec un quatrième de couverture annonçant que seraient relatés trois moments importants de la vie de Maria à l’heure du constat, je m’attendais à quelque chose de fort, qui ferait vibrer l’héroïne et susciterait des émotions chez moi. Mais Julia Pawlowicz, en demeurant à la surface des choses, ne réussit qu’à moitié son projet.

Retour d’outre-mer est un roman froid, voire glacial, par moments. Tant et si bien qu’il arrive que le lecteur perde pied, confronté à un chapelet de faits qui s’enchaînent sans que Maria soit touchée ou paraisse l’être. Et pourtant, il est question ici de déracinement, alors qu’enfant, Maria quitte sa Pologne natale pour le Maghreb puis pour le Canada; d’abandon, la mère ayant disparu, événement à peine esquissé et dont Maria semble s’être remise, même si tout ça n’est pas clair; d’amour, ou plutôt du seul homme qu’elle a vraiment aimé; de la mort, car c’est à la suite du décès de son père que nous est relatée la quête de Maria alors qu’il lui faut (sur)vivre.

L’auteure avait en sa possession suffisamment de pistes pour nous donner autre chose que ce roman factuel et fade, à l’écriture presque scolaire où, à l’instar de son héroïne, «dans ses récits de fiction, elle n’arrive pas à sortir du cliché », parce qu’il faut plus que de bonnes intentions pour faire de la littérature.

On aurait voulu que l’auteure ose, qu’elle s’abandonne au lyrisme, qu’elle sorte du cadre des photos qu’on trouve dans les livres, qu’elle cesse de se promener sur le chemin balisé des descriptions toutes faites, presque aseptisées, pour faire jaillir l’étincelle qui la porte et la pousse à prendre un envol alors que tout est cendre. Ou en voie de le devenir. Mais Julia Pawlowicz, malgré une écriture correcte, n’a pas été en mesure de faire assez confiance au lecteur pour lui livrer une héroïne à la mesure de ses promesses.

Je n’ai donc pas été émue par l’histoire de Maria alors que j’aurais dû l’être et je risque de conserver très peu de souvenirs de Retour d’outre-mer.

Titre pour le Défi Premier Roman

Texte publié dans

Jour V

Filed under: États d'âme,Couleurs et textures — Lali @ 11:49

Nous sommes vendredi.
Il ne vente pas beaucoup.
Il n’est pas question de Venise, de Vérone ou de Vienne et je ne suis pas ventriloque.

Mais j’ai des ailes.
Les vacances débutent aujourd’hui et je pars en voyage le 3.
Ça me laisse le temps de faire ma valise.

Ce que mots vous inspirent 997

Filed under: Ce que mots vous inspirent,Couleurs et textures — Lali @ 8:00

Tout ce dont on a besoin c’est de l’amour. Mais un peu de chocolat de temps en temps ne peut pas faire de mal. (Charles M. Schulz)

*toile de Léon Bakst